Cultures Irriguées : 600.000 hectares seront aménagés

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La ministre de la Production et de l’Irrigation et des Equipements agricoles / Ph.Kouago / ATPE

Le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis) est officiellement lancé  le mercredi 30 janvier 2019, à l’hôtel Hilton par la ministre de la Production et de l’Irrigation et des Equipements agricoles Lydie Beassemda. C’est en collaboration avec la Banque mondiale. L’objectif principal de ce projet est de renforcer la capacité des parties prenantes et augmenter  les surfaces cultivables via les cultures irriguées. 

Le représentant résident  de la Banque mondiale (BM), François Nankobogo, a   indiqué que plus de 2/3 de la population de la zone sahélienne dépendent de l’agriculture et de l’élevage comme   moyen de subsistance.  Selon lui, la production agricole et l’élevage sont exposés à des aléas climatiques. Le Pariis est né et constitue un élément clé pour améliorer les conditions de vie, la sécurité alimentaire et le développement du monde rural en croissance agricole. « Nous comptons beaucoup sur la mobilisation des parties prenantes », a-t-il dit. Il a en outre ajouté que le projet va participer à la mise en réalisation de la vision d’un Tchad émergent, à travers trois  composantes, à savoir la modernisation du cadre institutionnel, le financement des solutions d’investissement dans l’irrigation et la gestion des connaissances ainsi que la coordination. François Nankobogo souligne que le processus d’initiative pour l’irrigation se  veut un cadre participatif auprès des principaux acteurs de développement rural tant au niveau central que déconcentré en vue de solliciter leurs contributions.

Pour la ministre de la Production et de l’Irrigation et des Equipements agricoles, Mme Lydie Beassemda  le projet d’appui régional pour l’irrigation au Sahel est le résultat d’un processus à travers la « Déclaration de Dakar » dans laquelle le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad se sont engagés à unir leur savoir-faire et leurs forces pour augmenter les superficies de 600.000 hectares dans un intervalle de 5 ans. Selon elle, le Pariis composante du Tchad s’inscrit dans cette perspective d’accroitre les superficies irriguées dans le pays où la maitrise de l’eau constitue un défi majeur parmi les contraintes au développement du secteur agricole. Une telle initiative est pour le Tchad une opportunité  «  une puissance régionale émergente à l’horizon 2030, portée par des sources de croissance diversifiées durables et créatrices de valeurs ajoutées et d’emplois et assurant chaque à Tchadien, un accès adéquat aux services sociaux de base, à un logement décent et une offre de formation, a précisé la ministre.

L’atteinte des résultats du Pariis  est tributaire d’une bonne coordination de l’équipe de gestion et de l’approbation par les bénéficiaires. Or, le plus souvent, il est relevé une faible performance dans l’exécution des projets et un faible accompagnement des  bénéficiaires, conclut la ministre.

Notons  que Pariis est financé à hauteur de 27 millions de dollars américains et couvre 14 provinces à savoir : Ouaddai, wadifira, Guera, Salamat, Batha, Hadjer Lamis, Tandjilé Logone Occidental, Logone Oriental, Mandoul, Moyen Chari, Mayo-Kebbi Est, Sila  et Chari-Baguirmi.

Ndomadji Ndodegue

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