Économie : vers une redynamisation de la filière coton

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Le secrétaire général, chargé de commerce de la Coton Tchad Société novelle / Ph. Youwa / ATPE

Le secrétaire général, chargé de commerce de la Coton Tchad, société novelle, Ibrahim Malloum, a animé une conférence de presse le vendredi 1er février 2019, à l’hôtel  Mercure. Il a fait le point sur la crise qu’a connue l’entreprise avant sa privatisation.

Dans sa déclaration liminaire, Ibrahim Malloum a laissé entendre que la Coton Tchad est l’une des premières sociétés installées au Tchad.  Avant l’ère pétrolière, cette société a fait booster l’économie nationale et  la fierté des cotonculteurs. « Cette société faisait vivre plus de 4 millions de personnes qui étaient dans les zones de production », note-t-il. Le secrétaire général, chargé de commerce de la coton Tchad n’a pas manqué de vanter que « quand le coton va, tout va ».

Il a déploré le fait que depuis plusieurs décennies, cette société a connu des difficultés dans sa gestion. Raison pour laquelle, justifie Ibrahim Malloum, le gouvernement a opté pour sa privatisation. « Depuis le mois de mai 2018, la coton Tchad a été privatisée. Et c’est l’entreprise Olam International qui est désormais aux commandes de cette société. Olam International a décidé en janvier 2019 de prendre la coton Tchad en charge », informe-t-il, avant de mentionner qu’un sigle a été arrêté. Il s’agit de RDR, autrement dit, Redresser la coton Tchad, Développer la filière et Rendre le cotonculteur content.

Pour cette première campagne cotonnière (2019-2020), qui sera lancée bientôt, le secrétaire général, chargé de commerce de la coton Tchad a rassuré que tous les moyens sont déjà prêts. «Nous voulons une campagne au bénéfique des cotonculteurs. D’ailleurs, il y a une bonne volonté manifeste des agriculteurs. Donc, le financement est ficelé. Les semences et autres produits leur seront livrés avant le mois de mai 2019 ».  Il a également souligné qu’un contrat a été signé entre la coton Tchad et l’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement (ITRAD) pour la production en quantité des meilleures variétés de semences. «  Notre vision, est d’amener le Tchad à retrouver d’ici deux ans sa place dans la production du coton en Afrique. Pour y parvenir, selon Ibrahim Malloum, des usines d’égrainage seront révisées. Aussi, celles de Gounou-Gaya, de Kyabé et de Doba seront reconstruites pour un montant de 5O milliards Fcfa. Des investissements sont également prévus pour l’huilerie de Moundou pour qu’elle puisse fonctionner selon les normes industrielles et environnementales. Il est prévu également  un cadre d’encadrement des cotonculteurs. « Il faut leur transmettre l’itinéraire technique dans le domaine du labour. Enfin, je crois fermement à l’avenir de la filière cotonnière au Tchad », a déclaré le secrétaire général, chargé de commerce de la coton Tchad.

Djimet Biani

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