Roch Marc Christian Kaboré : « l’Afrique peut nourrir l’Afrique »

/Ph. Haltebaye / ATPE
Le chef de l’Etat burkinabé, en clôturant les travaux, a mis l’accent sur l’engagement de tous les acteurs intervenant dans la transformation des chaînes de valeur. Il a apprécié les résultats du Safagri qui pourront orienter les politiques de développement durable. Voici l’intégralité du discours de Roch Marc Christian Kaboré.

« Au moment où les rideaux se referment sur le 1er Salon africain de l’agriculture (Safagri), je voudrais saluer l’engagement personnel de mon frère et ami Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, pour son leadership dans l’organisation réussie des réunions et des instances statutaires 2019 du CILSS et du Safagri. Je salue également à sa juste valeur cette initiative du secrétariat exécutif du CILSS qui fut un cadre par excellence d’échanges et de partage d’expériences pour les acteurs de développement rural africain. En ma qualité de président en exercice du CILSS, je me réjouis de la qualité des résultats auxquels vous êtes parvenus. La mobilisation autour de ce salon constitue pour nous et toute l’Afrique un réel motif de satisfaction.

Je reste convaincu que la transformation des chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques africaines constitue un moteur de la croissance économique de nos pays et un facteur de renforcement de la résilience de nos populations face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Excellence monsieur le président ;

Mesdames et messieurs,

Les activités majeures du Safagri notamment les expositions-ventes ont montré la diversité et la richesse des produits agricoles africains. C’est un signe évident que l’Afrique peut nourrir l’Afrique. C’est aussi une preuve concrète que les Etats sont en mesure de créer de la richesse et des emplois pour nos forces productives qui sont nos jeunes et les femmes. Les conclusions du Safagri nous indiquent clairement que la prochaine étape du développement des agricultures africaines est l’industrialisation et la labellisation de nos produits. Ce qui nous conduira d’une part à satisfaire nos propres besoins, d’autre part à fournir des produits de qualité pour le marché international. Les contacts qui se sont établis entre les producteurs de divers horizons réunis ici sont très encourageants. Nous devons profiter des nouvelles technologies de l’information pour les fluidifier et les amplifier à l’échelle du continent voire au-delà.

Au plan des politiques stratégiques du concept des chaînes de valeur, des réflexions importantes ont été menées à travers des conférences-débats et ateliers dont les conclusions permettront aux dirigeants politiques que nous sommes de mieux articuler nos politiques stratégiques et dispositifs de développement durable. En outre, les partenaires au développement et les investisseurs présents à ce salon, ont sans nul doute trouvé des raisons supplémentaires pour s’impliquer davantage dans les actions de développement durable de l’agriculture et réaliser des affaires avec les producteurs africains.

Je saisis l’occasion pour remercier tous nos partenaires techniques et financiers qui ont toujours accompagné le CILSS dans la réalisation de ses missions et en particulier, dans l’organisation du Safagri. Je remercie sincèrement tous les pays qui ont répondu favorablement à l’invitation du CILSS et du Tchad. J’apprécie cette opportunité de rencontre des communautés économiques régionales qui est une bonne dynamique à consolider.

Excellence monsieur le président de la République du Tchad ;

Mesdames et messieurs,

Le 1er Salon africain de l’agriculture a vu la participation de nombreux pays et a suscité l’engouement et l’admiration du labeur des producteurs et des acteurs des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques. Le courage de nos braves producteurs et productrices venus de différents horizons, mérite d’être salué. L’institutionnalisation de Safagri doit intégrer le projet de développement du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique africain. Ensemble, faisons du Safagri le grand rendez-vous de l’agriculture africaine. Je ne peux terminer mes propos sans traduire mes encouragements et toute ma reconnaissance au peuple tchadien pour sa forte mobilisation et le succès de la 1ère édition du salon. Mes remerciements vont également à l’endroit du comité d’organisation qui n’a ménagé aucun effort pour en assurer la réussite. Rendez-vous est pris pour 2020 encore au Tchad, à N’Djaména pour la 2ème édition du Safagri. Sur ce, je déclare close la 1ère édition su Salon africain de l’agriculture (Safagri)

Je vous remercie ».

Propos recueillis par Badoum Oumandé Henri

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