Salon de l’agriculture : une opportunité face aux crises alimentaires et nutritionnelles

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Le 1er Salon africain de l’agriculture (Safagri) a pris fin le vendredi 15 mars 2019 au palais du 15-Janvier. C’est le président du Faso, président en exercice du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), Roch Marc Christian Kaboré, qui a dirigé la clôture des travaux en présence de son homologue du Tchad, Idriss Déby Itno.

En quatre jours, les acteurs de la transformation des chaînes de valeur africains et d’ailleurs ont partagé leurs expériences. Dans les pavillons de différentes corporations, des produits locaux et industriels sont exposés mettant en exergue le potentiel dont regorge l’Afrique pour son développement. 25 prix ont été attribués pour stimuler ceux qui se donnent au quotidien à l’agriculture dans des conditions souvent difficiles. Au vu de cette première expérience riche en connaissances, les participants ont formulé 11 recommandations à l’endroit de tous les acteurs. Il s’agit entre autres de l’accélération de la mise en place de la zone de libre échange, l’introduction dans les politiques d’une vision commune des chaînes de valeur, la considération du Safagri comme une opportunité pour les pays du CILSS et leurs populations afin de les affranchir de la dépendance alimentaire vis-à-vis de l’extérieur, l’accélération du financement des infrastructures régionales, énergétiques, routières et techniques.

Les activités du Safagri sont également sanctionnées par une déclaration dite de N’Djaména. Celle-ci prend en compte la réussite de la 1ère édition du salon et l’importance des secteurs agro-sylvo-pastoraux et halieutiques pour le développement de l’Afrique. « Le gouvernement de la République du Tchad réaffirme son engagement à apporter l’appui institutionnel, politique et matériel nécessaire pour faire du Safagri un cadre permanent de concertation et de promotion de l’agriculture africaine. Il prend donc la ferme résolution d’adopter et d’institutionnaliser le Safagri enfin d’en faire un lieu de rendez-vous continental pour la promotion des échanges et le développement de l’agriculture africaine », relève la déclaration lue par le ministre des Mines, du Développement industriel, Commercial et de la Promotion du secteur privé, Ahmat Mahamat Bâchir. De même, les Premières dames du Tchad et du Niger ont accepté la demande du secrétariat exécutif du CILSS d’être championnes de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du CILSS.

Produire, transformer et vendre

La ministre de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles, Lydie Béassemda, a remercié toutes les hautes autorités et les partenaires qui ont fait du salon une réussite.  Elle a salué la participation des pays non membres du CILSS. Pour elle, cette rencontre ouvre des nouvelles perspectives de développement. « D’éminents experts ont exploré les voies et moyens pouvant conduire l’Afrique à intégrer dans sa stratégie de développement, l’agro business en des termes plus précis, produire transformer et vendre. Vous conviendrez avec moi que l’atteinte des objectifs de développement durable passe nécessairement par la valorisation du travail de la terre pour atténuer à travers le continent les maux tels que  l’exode rural et le phénomène grandissant de la paupérisation des banlieues des cités africaines », soutient-elle.

Le président Roch Marc Christian Kaboré et son homologue tchadien visitant les stands / Ph. Idriss IZZO / ATPE

Le président burkinabé, président en exercice du  CILSS, Roch Marc Christian Kaboré, a, dans son discours de clôture, rendu hommage au président tchadien, Idriss Déby Itno, pour son leadership. Pour lui, la réussite de ce salon est la preuve que « l’Afrique peut nourrir l’Afrique ». Roch Marc Christian Kaboré a dit que les conclusions des travaux vont mieux orienter les politiques de développement. « Au plan des politiques stratégiques du concept des chaînes de valeur, des réflexions importantes ont été menées à travers des conférences-débats et ateliers dont les conclusions permettront aux dirigeants politiques que nous sommes de mieux articuler nos politiques stratégiques et dispositifs de développement durable. En outre, les partenaires au développement et les investisseurs présents à ce salon ont trouvé des raisons supplémentaires pour s’impliquer davantage dans les actions de développement durable de l’agriculture et réaliser des affaires avec les producteurs africains ». Les deux chefs d’Etat ont ensuite visité les stands et échangé avec les acteurs de transformation des chaînes de valeur. Le Tchad aura l’honneur d’accueillir encore la 2ème édition du Salon africain de l’agriculture en 2020.

Badoum Oumandé Henri

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