Accord Banque mondiale-Tchad : 400 km de routes et pistes seront réhabilitées

Echange de documents après la signature d’accord / Ph. Youwa / ATPE
Le représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, François Nankobogo, et le ministre de l’Economie et de la Planification du développement, Issa Doubragne, ont signé le 15 mars 2019 un accord de financement de la réalisation d’un projet de mobilité et de connectivité rurale au Tchad. La cérémonie a eu lieu au ministère de l’Economie et de la planification du développement en présence du ministre des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, Abdramane Mouctar Mahamat.

D’un montant de 30 millions de dollars US, soit 15 milliards de F CFA, le projet couvre les provinces du Mandoul et du Moyen Chari où 400 km de routes et pistes seront réhabilitées. Pour le représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, François Nankobogo, le conseil d’administration de ladite banque a approuvé ce don à la République du Tchad pour le développement de la connectivité et de la mobilité rurales. La réalisation du projet permettra d’améliorer les possibilités d’accès aux marchés et aux services sociaux des populations des provinces du Mandoul et du Moyen Chari, a-t-il expliqué. Ces deux provinces ont été retenues a-t-il poursuivi à cause de leurs potentialités agricoles, du niveau de leurs vulnérabilités observées et de la nécessité d’arriver à désenclaver des zones à hautes potentialités agricoles. « Nous avons besoin de piloter un certain nombre de pratiques et en cela nous pensons à deux instruments stratégiques du pays. Il s’agit notamment du Plan national de développement 2017-2021 et des stratégies sectorielles de développement des transports et de la sécurité routière au Tchad », a-t-il précisé.

Insistant sur la durabilité des ouvrages qui seront réalisés, le respect de l’environnement, la question sociale et la nécessité d’accélérer la réalisation du projet, le représentant résident de la Banque mondiale a souhaité que les populations bénéficiaires soient impliquées en amont et en aval pour qu’elles soient actrices de leur propre développement. De son avis, depuis 2017, la banque a engagé près de la moitié de l’enveloppe qu’elle a préconisée pour le Tchad. Elle peut même aller au-delà de ce qui est prévu a-t-il rassuré pour rapporter que  la banque a engagé 225 millions de dollars en faveur du Tchad. Le ministre des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, Abdéraman Mouctar Mahamat, a déclaré que le projet est venu à point nommé pour désenclaver les deux provinces afin de permettre l’accès aux marchés et aux services de base des populations. Tout sera mis en œuvre pour qu’il soit bien réalisé pour permettre le développement de ces deux provinces a-t-il promis.

Priorité au désenclavement

Confronté à un isolement saisonnier du fait de l’impraticabilité de certaines de ses routes, le Tchad a tant besoin de pareils projets pour faciliter d’une manière significative l’accès aux marchés et aux services sociaux de base avec tous les effets induits pour les populations a fait comprendre le ministre de l’Economie et de la Planification du développement, Issa Doubragne. « Nous saluons particulièrement l’approche innovante introduite dans la conception de ce projet ciblant le financement des activités communautaires d’entretien de la route dans l’optique d’une durabilité optimale des investissements », a-t-il ajouté. Exprimant le vœu que cette nouvelle approche soit une réussite et puisse inspirer la préparation d’autres opérations dans le pays, il a exhorté le représentant résident de la Banque mondiale à poursuivre et à renforcer son appui tant du point des mécanismes de financement que d’instruments d’analyse en vue d’améliorer significativement la qualité du portefeuille de ladite banque au Tchad.Blaise Djimadoum Ngarngoune

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