Tchad : gestion du péage routier, à qui profitent les recettes ?

Le directeur général de BNFT / Ph.Kouago / ATPE

Les points de péage routier du Tchad font partie des stratégies du gouvernement pour amener les citoyens à participer à l’entretien des routes. A chaque point, les automobilistes paient contre un reçu. Dans les faits, certains citoyens donnent de l’argent sans prendre le reçu. Une situation qui soulève des interrogations.

L’ordonnance relative au paiement de péages routiers au Tchad, stipule que tout le monde est astreint à payer les frais de péages ou s’abonner pour les cartes de circulation routière, excepté les militaires et les personnalités en mission officielle. Mais l’on constate que la loi régissant le péage n’a pas été respectée par certains usagers de la route créant un désordre sur le système de péage à savoir ceux qui paient les reçus, qui paient et refusent de prendre le ticket et d’autres qui ne paient pas entrainant  ainsi un casse-tête entre les collecteurs de péages et les usagers de la route qui manifestent leurs mécontentement et leurs frustrations à cause de la dégradation de la route à l’égard de l’Etat.

La problématique de la circulation dans des routes répondant aux normes a été toujours l’une des préoccupations majeures. Ainsi plusieurs structures ont été mises en place. Le Bureau national de fret du Tchad en fait partie. Selon son directeur général, Mahamat Abdelkérim Bagari, il a pour mission de pourvoyeur des fonds. Des fonds mis à la disposition du Fonds d’entretien routier (FER) à des fins utiles.  « Pour un entretien optimal des routes, le FER a besoin de plus de quarante milliards de francs CFA par an alors que le recouvrement annuel  ne représente  même pas  10 % », a relevé le directeur général.

S’agissant du comportement des usagers de la route, Mahamat Abdelkérim Bagari a relevé que certains  compatriotes s’arrogent ce droit d’exception pour autant prendre connaissance des lois qui régissent le fonctionnement de la structure. Ceux qui utilisent les véhicules administratifs ignorent qu’ils doivent payer eux aussi les frais de péage. C’est une question de citoyenneté et de bon sens car l’accomplissement d’un devoir civique est l’ensemble des qualités propres au bon citoyen, zèle, dévouement, le respect  pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions dont sa loi pour le bien commun de la nation. 

L’acte posé par certains usagers qui refusent d’honorer leurs engagements et  menacent les collecteurs constitue un certain nombre d’incivisme. « Je ne vois pas pourquoi quelqu’un refuserait d’obéir à un devoir civique qui est d’ailleurs profitable pour le pays. Car modeste soit-elle sa contribution serait un concours non négligeable à la contribution de l’édifice public, notamment l’entretien des routes dont il est lui-même usager », a-t-il dit.

Concernant le système gestion de péages, Mahamat Abdelkérim Bagari a noté que le ministère de tutelle et la direction générale du BNFT envisagerons mettre à l’avenir  un système de péage sécurisé et des solutions de sanctions en vers ceux qui violent la loi afin d’éviter les tracasseries de la route. Abordant le problème de retard dans la livraison de ticket de péages, il a mention que ce retard provient de l’imprimerie qui ne met pas à temps résolus les tickets à la disposition du FER afin de livrer au BNFT.  Compte tenu du retard de livraison, le BNFT est dans l’obligation d’utiliser l’ancien ticket en attendant celui en cours de l’année.  

Ngartoïdé Hugo Nadjita

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