Coopération agricole : les Russes proposent des intrants microbiologiques

Photo de famille à la fin de l’atelier / Ph.Kouago / ATPE
L’entreprise russe, Bionovatic, en partenariat avec Africa Corporation Group entend innover dans le secteur agricole en y apportant son savoir-faire en matière de technologie. Les tenants et les aboutissants de cette ambition sont présentés au cours d’un atelier d’information et de lancement des activités. C’était les 5 et 6  juin 2019 à l’hôtel Radisson Blu de N’Djaména.

Les engrais et les pesticides chimiques de synthèse sont dommageables à la santé humaine et l’environnement. Les partenaires russes veulent changer la donne en tendant la main à Africa Corporation Group qui exerce déjà au Tchad. Les intrants d’origine microbiologique sortis des grands laboratoires russes, en plus d’être écologiques sont plus productifs avec un rendement de 5 à 10% supplémentaires que dans les cultures non traitées, d’après les experts et agronomes russes. Les cadres et spécialistes tchadiens, participants aux travaux, ont émis des inquiétudes et posé des questions en rapport avec les conditions de température qui peuvent jouer sur la conservation de ces produits, et le respect des normes, entre autres. A ces préoccupations, des réponses satisfaisantes sont données ; il n’y a pas d’inquiétudes car ces intrants sont déjà testés dans les régions chaudes de la Russie avec succès. Les recommandations convergent vers l’introduction de nouveaux intrants y compris les pesticides bio conformes aux dispositions des règlements existants.

Les participants suggèrent que les essais agronomiques suivent un processus de 2 ans au moins, la première année en station, et la deuxième,  un essai de consécration de la 1ère année et un autre en milieu paysan. Par rapport à l’agriculture et l’élevage, que les tests des filières porteuses puissent aboutir rapidement.Il faut aussi encourager la signature des accords de partenariat entre Africa Corporation Group et Bionovatic, d’une part et avec les organisations des producteurs pour la promotion des produits Bionovatic d’autre part. Les fiches techniques doivent être traduites en français pour faciliter l’utilisation des produits par les producteurs à la base.Pour plus d’impact économique, les experts demandent que le secteur privé tchadien soit encouragé. Pour le cas d’espèce, l’appui de la CCIAMA est important pour les deux groupes.

Les Russes promettent le transfert de technologie, la formation des cadres tchadiens et la mise en place des usines après la phase de test dans les fermes de Déli et Bébédja.Ils annoncent l’arrivée dans les prochains jours  des investisseurs russes intéressés par d’autres secteurs. Le ministre de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles, Beassemda Lydie, n’a pas tari d’éloges à l’égard des experts tchadiens et russes pour les résultats obtenus. Elle insiste sur le prix que les plus hautes autorités du pays attachent à l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2030 notamment parle développement exponentiel du secteur agro-sylvo-pastoral. Elle partage sa préoccupation qui est celle de voir ces premiers pas conduire vers des réalisations concrètes en faveur de la population.

Florent Baïpou

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