Circulation à N’Djaména : où sont passés les policiers ?

/ Idriss IZZO / ATPE
Les dirigeants du pays veulent  faire de N’Djaména la vitrine de l’Afrique. Il n’est pas interdit de rêver mais force est de constater que la capitale du Tchad ne figure pas encore parmi les grandes villes africaines. Ce n’est pas seulement au nombre impressionnant des immeubles et de gratte ciel qu’on fait d’une ville une vitrine mais c’est aussi à travers le comportement de ses habitants dans la circulation.  

N’Djaména est encore loin de ressembler à Abudja, Lagos, Dakar, Douala ou Johannesburg. Il est vrai que la ville est en pleine expansion ces dernières années dans la mesure où avec les revenus pétroliers, le réseau routier s’est développé et modernisé, plusieurs tronçons de routes  ont été bitumés, quelques échangeurs ou viaducs construits. Les panneaux de signalisation sont installés dans les grands carrefours de la capitale mais la circulation y est toujours difficile. Dans les grandes villes africaines, la circulation est fluide malgré le nombre  de véhicules, les usagers de la route sont civilisés et bien disciplinés  mais ce n’est pas le cas de N’Djaména.  

A propos de la circulation, il faut admettre qu’elle est difficile à N’Djaména et constitue un vrai casse tête chinois. Ce n’est pas à cause du nombre de véhicules et d’engins mais à cause de l’indiscipline et du comportement déplorable de certains usagers qui obéissent plus à leur instinct qu’aux normes qui régissent la circulation dans une grande ville. A N’Djaména, nombreux sont ceux qui conduisent sans permis de conduire. Très peu sont ceux qui sont passés par une auto école.   Certains conducteurs qui n’ont pas la maîtrise de leur véhicule terminent souvent leur course contre les installations des ronds-points et contre les poteaux électriques, les rares feux rouges ne sont pas épargnés par ces « chauffards » qui arrachent tout sur leur passage. Il n’est pas rare de les voir klaxonner avec insistance au feu rouge pour demander le passage à ceux qui se trouvent devant eux.  

 La circulation est vraiment difficile à N’Djaména, dans cette ville où les feux rouges ne sont pas respectés, une ville où les usagers de la route ne sont pas disciplinés et ne respectent pas le code de la route. Seuls les policiers de la brigade de la circulation routière réussissent à mettre un peu de l’ordre en régulant la circulation  mais on constate ce dernier temps que leur nombre a considérablement diminué sur les grands axes publics.

 En effet, on voit de moins en moins ce dernier temps les policiers aux grands carrefours de la capitale et on se demande qu’est-ce qui peut bien justifier cette absence au moment où leur présence est plus que jamais nécessaire. L’absence de Abakar policier et de ses hommes dans la circulation inquiète certains usagers de la route qui savent bien apprécier leur travail.

Ladjal Callixte      

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