Musique : l’artiste Mawndoé dévoile son concept « Au nom de l’art »

Au micro, l’artiste Mawndoé / Ph. Idriss IZZO / ATPE

Mawndoé célestin, artiste musicien, a animé un point de presse le samedi 29 juin à l’Institut français du Tchad (IFT). Il a expliqué aux journalistes son concept « Au nom de l’art » et abordé quelques aspects de sa carrière.

C’est avec une liberté de ton, imbue de sincérité, que l’artiste Mawndoé s’est adressé aux journalistes. Il a d’emblée abordé la question des préjugés et sous-entendus entre les artistes et les journalistes qui ont un impact négatif sur la culture. Pour le musicien, la culture tchadienne peine à s’envoler ou à s’imposer parce qu’il n’y a pas de critique d’art. « On n’échange pas, on ne discute pas » a-t-il regretté en parlant des relations entre journalistes et artistes.  L’artiste souhaite qu’il y ait du journalisme critique pour permettre à la culture tchadienne d’évoluer. Evoquant la question de son départ du pays, Mawndoé dit : « j’avais des difficultés à faire des projets ici parce que, pour organiser, c’est compliqué ». Selon lui, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de financements mais les coups bas constituent un obstacle à la promotion des œuvres culturelles. Or, la musique constitue toute une industrie et une identité pour un pays. 

S’agissant du projet « Au nom de l’art », il découle de la somme des expériences de l’artiste depuis sa carrière solo. « C’est un projet qui me semble être assez intéressant dans le domaine artistique parce que, c’est des moments qu’on va partager. L’art ne reste pas seulement que chez l’artiste, l’art va chez le public » explique Mawndoé. L’idée avec le concept c’est d’intéresser les plus jeunes et rendre l’art accessible au grand public.  L’artiste justifie le choix des plus jeunes parce qu’ils sont l’avenir. Prévu pour débuter au mois de mars 2020, « Au nom de l’art », plus qu’un album ou un titre, est tout un concept qui comprendra des résidences, expositions, ateliers, concerts etc. Pour la réussite donc de ce projet qui durera trois jours, l’artiste sollicite l’accompagnement des partenaires.

Parlant de l’artiste Mawndoé, le directeur délégué de l’Institut français du Tchad, Pierre Muller dit : « la vision qu’il a de la culture et de l’art je la partage à 100 % ». C’est dans ce sens que l’Institut français sera partenaire et partie prenante du projet « Au nom de l’art ».

Rondouba Brillant

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