Le Tchad doit saisir l’opportunité de l’exposition économique et commerciale sino-africaine

L’exposition économique et commerciale sino-africaine, parrainée par le ministère du Commerce de la République populaire de la Chine et le gouvernement populaire de la province de Hunan est l’une des plus grandes plateformes pour la coopération. La première exposition s’est tenue du 27 au 29 juin 2019 à Changsha en chine.

Pendant les assises plusieurs thèmes en rapport avec la coopération gagnant-gagnant pour un partenariat économique plus étroit entre la chine et l’Afrique ont été débattus. A l’issu des débats, l’accent est particulièrement mis sur les points saillants du forum à savoir la promotion du commerce bilatéral et des investissements, la technologie de l’agriculture de l’énergie et de l’électricité, la construction des infrastructures, la coopération financière, etc. La présence africaine au rendez-vous du communisme bilatérale est remarquable à différents niveaux et dans tous les domaines.

 Au total 54 pays africains tout azimut ont pris part à l’exposition à travers les diplomates, les représentants des organisations internationales,  des institutions financières, des chambres de commerces, des associations des opérateurs économiques, des experts, des exposants, des chercheurs, des médias etc. Le Tchad y est représenté par une forte délégation constituée des hautes autorités, des  agents du ministère du commerce, de l’Agence nationale pour l’investissement et des exportations (ANIE), de la CCIAMA, des opérateurs économiques privés, etc. Les produits agricoles qui sont visibles sur le stand du Tchad sont entre autre, le sésame, l’arachide, le spiruline, le moringa, la gomme arabique. Ce dernier n’est pas bien connu en chine et les chinois ont de l’engouement pour savoir plus sur ce produit. En faisant un tour dans le stand du Tchad l’on constate que les chinoise ont vraiment prouvé que la gomme arabique n’est pas du tout connu en chine, ils y posent beaucoup de questions sur ce produit, sa provenance, son utilité.  

 Adopter des stratégies innovantes

Le Tchad est allé à ce forum en tant qu’observateur et non participant. Sur le plan de la recherche de financement le pays n’a bénéficié d’aucun financement. Aucun projet attrayant n’a été présenté. Les participants sont pris au dépourvus car étant sur place que certains ont saisi la portée de l’évènement. La plupart des opérateurs économiques qui ont pris part à ce forum sont des arabophones alors que les débats et les échanges se font seulement en trois langues qui sont le mandarin (chinois), le français et l’anglais. A ce niveau, il est très difficile pour eux de participer aux débats. Selon l’ambassadeur du Tchad en Chine, Maitine Djoumbé, les organisateurs n’ont pas vraiment développé une politique de communication adéquate permettant de mobiliser les ressources humaines et matérielles conséquentes pour la réussite de cette exposition. Bien que les invitations étaient envoyées très tôt pour permettre a ceux-ci de se préparer. Pour lui, les préparatifs doivent se faire en aval et en amont mais ce n’était pas le cas, c’est pour cela que les participants du Tchad étaient pris de court et ne savent sur quel pieds danser. Pour réussir ce genre d’événement il faut  avoir un temps de préparation minutieux afin de convaincre les bailleurs, des partenaires et des investisseurs explique – t-il.

Le partenariat de coopération stratégique Chine-Afrique est à un haut niveau et a besoin d’être suivi et évalué. Par contre le Tchad est encore très loin à atteindre ce niveau de coopération par rapport à d’autres pays d’Afrique du nord et de l’ouest qui ont mobilisé assez de financement, le cas du Sénégal, de l’Ouganda etc. Plus de 880 projets seront financés en Afrique dans les années à venir pour ce faire, le Tchad doit se frayer un chemin pour pouvoir se positionner dans la sphère du dragon pour bénéficier de ses largesses. En citant le ministre chinois aux Affaires étrangères et conseillé d’Etat, Wang Ji à la cérémonie d’ouverture de ces assises. « … Nous devons transformer les atouts africains en leviers de développement, apporter un appui intellectuel pour embrasser la vague de développement technologique… ».

Modjimadi Djimas Justine

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here