Tchad – Mois du livre : Dr Ali Abdel-Rhamane Haggar, Plume d’or 2020

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Les activités marquant la clôture du Mois du livre 2020 ont été l’occasion de primer les meilleurs plumes. Il s’agit Dr Ali Abdel-Rhamane Haggar qui remporte la plume d’or, Renaud Dinguemnaïal, prix du jeune talent et Clarisse Remadje Nomaye, prix de la plume féminine.

Les trois lauréats, de par leurs parcours, ont su donner de la couleur à la littérature tchadienne. Leurs écrits ont inspiré un bon nombre de jeunes qui se sont lancés dans l’écriture. Les extraits des œuvres des impétrants ont ému le public à la lecture. « Hajer Marfaïne » ou la Montagne de l’hyène, une des œuvres phares du Dr Ali Abdel-Rhamane Haggar a clos les séances de lecture faites respectivement par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Routouang Ndonga Mohamed Christian, et sa collègue de la Femme, Amina Longoh Priscille.

L’auteur de l’œuvre qui est né en 1960, a grandi dans le milieu des livres d’où son amour pour les lettres. A Abéché, ville dans laquelle il a débuté ses études, le jeune de l’époque a été confié très tôt par sa grand-mère aux prêtres jésuites qui avaient créé une bibliothèque.  « Je dédie ce prix à une personne chère, ma grand-mère qui m’a amené à la bibliothèque de la mission Catholique en 1971 alors que j’étais au CM1. Analphabète de son Etat, elle m’a confié à un monsieur que les Abéchois connaissent, qui ne mourra jamais dans la mémoire des Abéchois, le père Faure, un jésuite et aussi l’un des pères fondateurs de la bibliothèque », se souvient Dr Ali Abdel-Rhamane Haggar. Comme lui, les deux autres ont encouragé la jeunesse à cette passion d’écriture. Une écriture pour la liberté et pour le développement de l’art et partant du Tchad.

Les trois lauréats de 2020/Ph Haltebaye/ATPE

En plus des trophées, les lauréats ont reçu respectivement des chèques de deux millions pour la Plume d’or et 500 000 pour les prix Jeune talent et Plume féminine. Selon le ministre de la Culture, Patalet Geo, l’édition 2020 du Mois du livre renferme des innovations dont l’ouverture à la littérature tchadienne d’expression arabe. « Cette démarche a permis par exemple de découvrir et de montrer que le Tchad recèle un véritable trésor culturel caché. Il s’agit, notamment des manuscrits anciens en langue arabe relatifs aux empires du Kanem-Bornou, du Baguirmi et du Ouaddaï et qui s’échelonnent du 11ème au 18ème siècle de notre ère. Encore propriétés des particuliers, ces manuscrits doivent désormais faire l’objet d’une attention particulière en vue de leur collecte, de leur conservation et de leur valorisation », a souligné le ministre.

Badoum Oumandé Henri

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