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Inondations : Des techniques d’alertes satellitaires en cours de réalisation

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) en collaboration avec l’Agence nationale de la météorologie et l’appui technique de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), renforce les capacités des services hydrométéorologiques et de tous les organes impliqués dans la gestion des crises liées aux évènements hydrauliques extrêmes et aux inondations.

L’objectif de l’atelier est d’utiliser cette nouvelle mesure de la pluie en complément des mesures déjà existantes qui sont gérées par l’Agence nationale de la météorologie. Ces données, selon l‘Agence, vont venir compléter une information qui va pouvoir alimenter les modèles hydrauliques pour travailler sur les inondations urbaines ou la mise en place d’alerte précoce en cas des fortes précipitations ou des crues éclaires qui surviendront dans les différentes zones et envoyer des alertes à l’endroit des populations.

Le directeur général de l’Agence nationale de la météorologie, Sakine Youssouf Batchom, a présenté deux nouvelles techniques novatrices et prometteuses pour le renforcement des systèmes d’alertes aux inondations. Il s’agit de l’altimétrie satellitaire et ses applications pour le suivi des rivières et les lacs ainsi que du Raincell pour le suivi des précipitations en temps réel à partir de l’utilisation des réseaux de téléphonie mobile

Le conseiller du ministre en charge de l’Aviation civile et de la météorologie, Kanbourbé Nathan, a montré le processus préoccupant des précipitations pour les compagnies de téléphonie qui mesurent et enregistrent ces perturbations pour avoir une idée précise sur la santé de leur réseau. « Quand il pleut, les gouttes d’eau atténuent le signal radio transmis entre deux antennes ». Pour dire, d’une part, elles absorbent une fraction de l’énergie véhiculée par les ondes et d’autre part, elles diffusent et les détournent de leur trajet initial. C’est pourquoi, dit-il, ces compagnies de téléphonie mobile voudraient compléter les systèmes de mesure de pluie qui existent avant comme des pluviomètres, des satellites et des radars météorologiques qui, présentent déjà quelques insuffisances pour juguler ces crises liées aux évènements hydrauliques extrême et aux inondations.

Banbé Mbayam Christian  

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