Les évêques d’Afrique centrale ont procédé le 26 janvier à N’Djamena au ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger au lancement officiel de la 13ème Conférence épiscopale sous le thème : « Les défis de l’église, famille de Dieu en Afrique : 30 ans après l’exhortation apostolique ecclesia in Africa ». L’événement a eu lieu en présence du Premier ministre, Allah-Maye Halina, représentant le Chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Itno.
C’est avec un chant religieux et une prière que la cérémonie solennelle de la 13ème Assemblée générale de l’Association des conférences épiscopales de la région Afrique centrale (ACERAC) a commencé. Cet évènement d’envergure pour l’église catholique d’Afrique centrale est rehaussé par la présence du Cardinal Michael Czerny, Préfet du Dicastère pour le Service du Développement Humain intégral et envoyé spécial du Saint-Siège.
Pour Martin Waïngué Bani, évêque de Doba, président de la Conférence épiscopale du Tchad (CET) et président en exercice de l’ACERAC, le thème « 30 ans après l’exhortation apostolique ecclesia in Africa… avancées et défis », l’Eglise en Afrique est l’un des documents conclusifs issus de la première assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques. Il a souligné que c’est dans un contexte dramatique que les pères synodaux se sont penchés dans un premier temps sur la situation du continent, notant que ces derniers se sont inspirés de la parabole du Bon Samaritain dans l’Evangile de Saint Luc selon lequel « ils ont comparé l’Afrique à la victime des bandits, laissée au bord du chemin et qui attend un secours. C’est pour dire que l’Afrique est un continent où d’innombrables êtres humains sont étendus au bord de la route et qui attendent que des Bons Samaritains leur viennent en aide », a expliqué le président en exercice de l’ACERAC.
Trente ans après cet évènement ecclésial, quels résultats ?
30 ans après, c’est le tour des évêques d’Afrique centrale de s’interroger si la situation du continent, en particulier celle d’Afrique du centre n’a pas changé.
Le Première ministre, chef du gouvernement, l’Ambassadeur Allah-Maye Halina, représentant le chef de l’Etat, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a de son côté exprimé sa gratitude pour la tenue de cette conférence épiscopale au pays de Toumaï. Selon lui, le Tchad est une Nation qui fait du vivre ensemble, de la cohésion sociale et de la cohabitation pacifique entre les religions, un principe républicain en instituant dans son agenda national une journée dédiée au dialogue inter-religieux.
L’Ambassadeur Allah-Maye Halina a également évoqué l’excellence collaboration entre son pays et l’église catholique soldée par la signature d’un engagement commun au service de tous, ajoutant que le Tchad est une nation où chrétiens et musulmans vivent cheminent ensemble en partageant les mêmes pratiques. « Cette réalité quotidienne constitue une richesse inestimable pour le pays », a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement a, en outre, exhorté les évêques d’Afrique centrale sur la perte des repères éthiques, l’affaiblissement de l’autorité parentale et la remise en cause des fondements traditionnels de la famille compromettant gravement la transmission des valeurs humaines. Allah-Maye Halina a enfin rappelé que trente ans après la publication de l’exhortation apostolique, post-synodale ‘’ecclesia in Africa’’, la vision de l’église comme famille de Dieu demeure une référence essentielle pour l’Afrique centrale.
Jules Doukoundjé












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