Justice Tchad

Affaire GCAP : Le parquet d’instance a ouvert une enquête

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de N’Djamena, Moussa Abdelkerim Saleh a fait un point de presse le mardi 28 avril 2026, sur l’interpellation et l’ouverture d’une enquête contre les chefs de partis membres du Groupe de concertation d’acteurs politiques (GCAP).

Les 8 chefs de partis sont placés sous mandat de dépôt et conduits à la maison d’arrêt à l’issue de leur audition. Ils sont accusés d’attroupement armé, d’association de malfaiteurs, de mouvement insurrectionnel, de rébellion et de détention illégale d’armes de guerre.

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de N’Djamena, Moussa Abdelkerim Saleh, a rappelé que le 24 avril dernier, la cour suprême par arrêt n°002/CS/CA/SC/ a prononcé la nullité du GCAP conformément à l’article 45 de la loi n°032/PR/2019 portant charte des partis politiques en République du Tchad. La Cour suprême a déclaré illégales toutes les activités du GCAP sur l’ensemble du territoire.  Suite à cela, le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration a, par un communiqué n°003/PR/PM/SG/2026 demandé au GCAP de cesser immédiatement ses campagnes de sensibilisation lancées pour mobiliser la population à une marche d’indignation et de protestation prévue le 02 mai 2026.

Selon Moussa Abdelkerim Saleh, au lieu de se conformer à l’arrêt de la Cour suprême et du ministère de la Sécurité publique, les responsables du GCAP ont préféré adopter une posture de défi à l’autorité des décisions judiciaires et à l’autorité de l’Etat en organisant une réunion clandestine au domicile de Néatobeye Bidi Valentin, président du parti PAP/JS. « Au cours de l’enquête et de leur interpellation menée par la police judiciaire, divers documents subversifs et des armes de guerre ont été saisis et mis sous scellés », informe-t-il.

Le parquet d’instance a ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs, co-auteurs et complices et de les traduire devant les juridictions compétentes pour répondre de leurs actes conformément à la loi.

Badoum Oumandé Henri

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