L’arboriculture est l’ensemble de culture d’arbres fruitiers ou non, des fleurs esthétiques et des plantes médicinales. Le plus souvent, les arboriculteurs développent leurs jardins aux abords des grandes voies bitumées ; des emplacements stratégiques pour la visibilité de leurs produits aux fins d’attirer la clientèle.
Sous les arbres, on voit des pots contenant différentes variétés des plants de fleurs, de manguiers, goyaviers, papayers et bien d’autres. Les arboriculteurs sortent chaque matin pour mettre de l’ordre dans leurs jardins. Les uns utilisent des pompes à motricité humaine à l’aide des tuyaux devant canaliser les eaux pour l’arrosage de leurs plantes, d’autres utilisent des arrosoirs et se servent des eaux usées des canaux de drainage pour le même travail. Ces jeunes ont-ils bénéficié d’une formation dans le domaine de greffage et de sélection des plants ? Koumakoye Honoré est arboriculteur installé à Moursal dans le 6ème arrondissement. Il exerce cette activité depuis une vingtaine d’années. « J’ai suivi une formation au Cameroun précisément à Kousseri dans le domaine de greffage et de sélection des plants semi directs et indirects », informe-t-il. Dans son jardin, il utilise plusieurs variétés de plants. « On a des variétés importées comme le solfleureuse privette saoudien communément appelé « six mois ». Il est d’origine nigériane et le palmier vient du Cameroun», explique Koumakoye Honoré. Tous ces plants, il les importe en semence.
Par contre, l’arboriculteur souligne que les pieds des manguiers, des papayers et bien autres, « sont préparés sur place ». S’agissant des prix fixés pour ces pépinières, ils diffèrent d’un arbre à un autre selon l’importance de chacun. « Par exemple, le palmier, on le vend à 10.000, 15.000 voire 20.OOO FCFA ». Les sulfureuses saoudiens coûtent entre 1.OOO à 1.5OO FCFA le pied selon la taille. La vente de ces plants dépend des saisons. « En saison pluvieuse, on reçoit des clients. Nous recevons plus de quatre à cinq clients par jour. Un seul acheteur peut prendre plusieurs plants. Le pire vient en saison sèche où nos acheteurs sont rares. Il arrive qu’en saison sèche on parvient à vendre qu’un ou deux seulement » indique-t-il. Pourtant, Koumakoye Honoré emploie des aides qu’il les paie journalièrement. Ceux qui l’appuient sont payés différemment selon leurs rendements. Il y a ceux qui arrangent les pots et les chargent avec des engrains, d’autres les déplacent. L’unité de charge d’un pot est 10 FCFA ; donc 1OO pots chargés valent 1.OOO FCFA.
Cette activité nourrit son homme tout en luttant contre le chômage et les effets de dérèglement climatique, avec des mécanismes de microclimat. La jeunesse est appelé à suivre des tels exemples pour son indépendance économique et financière. Grâce à ce métier, Koumakoye Honoré s’occupe de ma famille. « Je vis de ce métier déjà plus de 20 ans et je suis fier de mon gagne-pain », précise-t-il.
Djimet Biani












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