Santé Tchad

Calculs rénaux : Une maladie ignorée 

La plupart des tchadiens y compris les enfants souffrent des calculs rénaux ou de l’insuffisance rénale.  Cette maladie qui constitue, ces dernières années, un problème de santé publique que beaucoup de tchadiens ignorent les causes et les conséquences. Quelques médecins expliquent ici les principaux facteurs de cette maladie.

Selon Dr Allah Syengar Ndormadjita, médecin urologue, les calculs rénaux, appelés aussi Lithiase urinaire, sont des cristaux solides formés dans les reins par accumulation de minéraux. Ceux-ci, explique-t-il, provoquent de vives douleurs (colique néphrétique) en migrant  dans les voies urinaires. Ils peuvent  aussi créer d’autres formes comme la vésicule biliaire.

 Pour lui, c’est une formation de compression qu’on appelle pierre ou calcul au niveau des voies urinaires. « Quand on parle de voies urinaires, il y a le rein, le canal qui traîne les urines   la vessie, et l’urètre. C’est un calcul qui s’est formé au niveau des cavités rénal.  Il précise que dans la cavité, il y a ce qu’on appelle   les calices mineurs,  et les calices majeurs».

 Parlant des causes, l’urologue mentionne qu’il y a plusieurs causes notamment les causes climatiques et environnementales. Selon lui, une alimentation moins équilibrée pourrait être à l’origine du calcul rénal. Le médecin exhorte les tchadiens à boire beaucoup de l’eau, et cette pratique doit  être un réflexe dans leur vie quotidienne. Il ajoute que  la fonction principale du rein, est de filtrer le sang qui devient  ensuite  des urines pouvant  éliminer les   déchets.  L’urologue a révélé que certains patients sous traitement des antis rétro viraux (l’ARV) pourraient développer les calculs rénaux. Il a aussi noté que les alimentations riches en calcium et excès de sel peuvent favoriser la formation des calculs. « Des aliments riches, surtout des protéines animales comme la viande rouge, le thé, le chocolat, les fruits secs, les noix, des amandes,  sont des types d’aliments qui favorisent  les calculs rénaux», a cité Dr Allah Syengar Ndormadjita, ajoutant que les personnes atteintes de maladies chroniques qui sont entre autres  le diabète, l’obésité, les infections chroniques  sont les  plus exposés.

Au sujet de la différence entre les calculs rénaux et la douleur lombaire, le spécialiste fait savoir que la douleur lombaire n’est que le symptôme, c’est la manifestation de la maladie rénale dans certains cas. Abondant dans le même sens, Dr Nedime Saleh, urologue, souligne que lorqu’une personne a le calcul, elle fait ce qu’on appelle  une  crise de colique néphrétique et cette crise est une douleur qui est due à un obstacle d’évacuation des urines au niveau des voies.

D’après lui, le calcul vient bloquer la sortie des urines et  donne ce qu’on appelle des douleurs lombaires. « Les douleurs lombaires sont  des symptômes de  l’un  des signes qui  pourraient exprimer la présence d’un calcul, sinon  elles peuvent aussi être d’autres  origines », a-t-il relevé. Sur les plans économiques, soutient-il, cette maladie fait beaucoup dépenser, surtout  dans certains pays qui n’ont pas la prise en charge. « C’est un traitement couteux et économiquement cela fatigue la famille », précise-t-il.

Concernant les enfants, l’urologue souligne que ceux-ci souffrent aussi bien  que les adultes depuis longtemps, mais c’est le manque de diagnostic qui fait croire qu’ils n’en souffrent pas révélant que 5 % des enfants sont atteints par les calculs rénaux. Le médecin a souligné que  certaines maladies héréditaires peuvent aussi se produire chez ces enfants ainsi que  les malformations au niveau de l’appareil urinaire. Dr Nedime Saleh conseille aux populations des mesures préventives qui sont, entre autres, des mesures hygiéno-diététiques, une alimentation équilibrée, boire régulièrement de l’eau, au minimum de 2 litres par jour, surtout pendant cette période de canicule. « Un régime avec moins de sel est recommandé, éviter surtout des protéines d’origine animale », dit-il.

 Le traitement au laser ou uroscopie laser (méthode par la voix naturelle incision) est recommandé après le diagnostic  et cela dépend   de la taille ou la dimension du calcul et de sa localisation.

Newingar Minguéngué Jacqueline

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