Depuis quatre ans, des efforts sont consentis au plus haut niveau pour pacifier le climat politique et faciliter le développement socioéconomique du pays. Cette politique volontariste et assumée du chef de l’Etat, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, porte un nom. C’est la main tendue aux adversaires politiques et à ceux des Tchadiens qui, pour des raisons diverses, ont choisi la lutte armée.
De par son histoire politique tumultueuse, le Tchad a tiré des leçons comprenant l’importance du dialogue, du compromis et de l’entente. Dès l’entame de la transition, le président de la République a donné de la voix pour une gestion inclusive avec le dialogue et l’écoute comme des sacro-saints principes. Une ouverture à la base des gouvernements d’union nationale successifs et un retour à l’ordre constitutionnel progressif, ordonné et respectueux des points de vues de l’ensemble des acteurs politiques et des aspirations du peuple tchadien. La hauteur de vue des plus hautes autorités qui sous-tend cette politique de la main tendue est d’une constance rare en politique. Elle l’est encore davantage dans le contexte africain en particulier où la parole politique souffre de crédibilité, où la crise de confiance infeste les milieux politiques, et des acteurs politiques se voient en ennemis et non en compétiteurs d’idées et projets de société.
Les résultats de cette politique qui prône l’inclusion, l’entente et le dialogue permanent sont indiscutables à ce jour. Elle a favorisé le retour au bercail de plusieurs acteurs politico-militaires à la faveur de l’accord de Doha d’août 2022, des exilé politiques, des activistes, et autres. Aujourd’hui encore, ce levier politique reste valable pour déverrouiller la situation à de nombreux leaders politiques et de la société civile. A l’orée de cette nouvelle année, le chef de l’Etat, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, l’a rappelé sans ambages : « Comme toujours, ma main reste tendue à ceux de mes compatriotes qui souhaitent la saisir et travailler ensemble, main dans la main, pour un Tchad refondé, réconcilié, uni, fort, libre et souverain. »
Maintenir le dialogue
Pour le chef de l’Etat, cette politique doit être le ciment de la reconstruction du pays dans une démarche « de dialogue sincère, franc et inclusif, avec l’ensemble des forces vives de la Nation. » Il y va, selon lui, de l’intérêt du pays, de la paix, de l’unité nationale, de la réconciliation et du progrès de la nation. Des mécanismes tous azimuts sont mis en place afin de promouvoir cette politique. A la suite des cadres de dialogue entre acteurs politiques qui ont montré leurs limites, une nouvelle instance est portée sur les fonts baptismaux le 30 décembre 2025. Le Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) qui réunit la majorité présidentielle et l’opposition démocratique, à proportion égale, qui est censé conduire le dialogue entre les politiques, régler les malentendus dans un esprit fraternel et apaiser le climat politique. Il œuvrera aussi à renforcer la gouvernance inclusive et représentative, dans le respect des principes de compétence, du mérite, d’équité et de cohérence démocratique.
Blaise Mbaïadoumbeye












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