La ville de Mao, chef-lieu de la province du Kanem, est confrontée depuis plusieurs années à des difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité. Ces insuffisances, qui affectent directement les conditions de vie des populations, constituent également un frein au développement urbain et démographique de la localité.
Malgré ces contraintes, les activités administratives se poursuivent normalement au sein de la municipalité. Selon les autorités locales, la ville connaît une situation relativement stable sur le plan institutionnel. Toutefois, cette stabilité apparente contraste avec les réalités quotidiennes auxquelles sont confrontés les habitants. Les coupures d’électricité et les difficultés d’approvisionnement en eau demeurent parmi les principales préoccupations de la population.
Pour le maire de la ville de Mao, Mahadi Ali Alifeï, plusieurs démarches ont été entreprises auprès des autorités compétentes afin de trouver des solutions durables à ces problèmes. «La province du Kanem continue d’adresser des demandes et des correspondances au gouvernement afin d’obtenir un soutien pour résoudre les difficultés auxquelles la ville est confrontée, tout en tenant compte des conditions de vie des familles les plus vulnérables », a-t-il déclaré.
Selon lui, la résolution de ces problèmes passe par un renforcement de la coordination avec les ministères concernés ainsi que par une implication accrue de l’État dans les projets de développement de la localité. Dans cette dynamique, la mairie travaille en étroite collaboration avec le conseil provincial du Kanem sur les questions d’aménagement urbain, d’accès à l’eau potable, d’électricité et d’assainissement. Cette instance joue un rôle d’appui et de coordination entre les communes de la province et l’État. « La mairie s’appuie sur ce cadre de concertation pour porter des demandes claires et adaptées aux besoins de la population », explique le maire.
Face à la croissance démographique que connaît Mao, les insuffisances en matière de services publics deviennent de plus en plus préoccupantes. Au lieu de se traduire par une amélioration des conditions de vie, cette croissance exerce une pression supplémentaire sur les infrastructures existantes et engendre des tensions sociales et économiques.
Pour y faire face, plusieurs initiatives ont été engagées par les autorités locales. « Les actions entreprises concernent principalement l’amélioration de l’accès à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement. Ces démarches prennent en compte les besoins des familles et des personnes en situation de vulnérabilité », a précisé Mahadi Ali Alifeï.
Parallèlement, la municipalité travaille avec les services techniques et les autorités compétentes sur des projets destinés à renforcer les services publics et à rendre la ville plus attractive dans les années à venir. Le maire a également lancé un appel à la mobilisation collective, invitant les habitants à s’impliquer davantage dans les actions de développement local. « Si la coordination existe déjà entre les différents acteurs, elle doit être renforcée pour répondre efficacement à la pression démographique que connaît actuellement la ville de Mao», a-t-il souligné.
Tout en réaffirmant sa disponibilité à collaborer avec le conseil provincial, l’État et les partenaires au développement, la mairie estime que le développement durable de la ville repose aussi sur l’engagement des citoyens. Pour les autorités locales, l’avenir de Mao dépendra autant de la capacité des pouvoirs publics à répondre aux besoins en infrastructures de base que des investissements dans l’éducation, l’emploi des jeunes et la participation active des populations aux projets de développement.
Hadjé Fatimé Djimramadji












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