À l’invitation du Président de la République française, Emmanuel Macron, la ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargée des Droits humains, Ndolénodji Naimbaye Alixe, représentant le Président de la République du Tchad, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, participe à la tête d’une délégation tchadienne au 9eme Congrès mondial contre la peine de mort, qui se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026.
Réunissant plus de 1000 participants issus de plus de 130 pays, ce rendez-vous international vise à évaluer l’évolution de l’application de la peine capitale à travers le monde et à promouvoir son abolition universelle. Lors de la cérémonie d’ouverture, Ndolénodji Naimbaye Alixe est intervenue au sein d’un panel de haut niveau regroupant notamment les ministres de la Justice de la République centrafricaine, du Kenya, de la Sierra Leone et d’autres pays. À cette occasion, elle a présenté l’évolution du cadre juridique tchadien en matière de peine de mort, depuis l’accession du pays à la souveraineté internationale jusqu’à son abolition en 2020 à travers l’adoption du nouveau Code pénal. Elle a également évoqué les dispositions spécifiques introduites par la loi n°003 du 20 mai 2017 relative à la répression des actes de terrorisme.
Dans son intervention, la ministre a rappelé le contexte sécuritaire particulier auquel le Tchad demeure confronté, marqué par les attaques récurrentes de groupes terroristes dans certaines zones du pays. Elle a, par ailleurs, réaffirmé la volonté du Tchad de ratifier le Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir définitivement la peine de mort. Toutefois, elle a plaidé en faveur d’un accompagnement accru des partenaires internationaux afin de soutenir le pays dans cette démarche.
Selon la ministre, le Tchad poursuit résolument son engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits humains, tout en faisant face à d’importants défis sécuritaires. Une situation qui, a-t-elle souligné, nécessite des investissements conséquents dans des solutions alternatives durables, conciliant impératifs de sécurité et respect des droits fondamentaux.












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