Education Tchad

Décret 2850 : « Le statut particulier est un cadre juridique », Mbolmbari Ngolaou, SG du SET

Le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a signé le jeudi 06 novembre 2025, le décret 2850 portant révision de statut particulier des enseignants. Depuis 2023, les enseignants ont engagé des négociations avec le gouvernement pour la révision du décret 477 de 1992 afin de bénéficier de tous les avantages qui vont avec.

Le décret 2850 concernent les personnels de l’enseignement élémentaire, secondaire général et technique, de la jeunesse et des sports, de l’administration scolaire et de l’intendance.  Ce décret s’applique aux personnels des ministères en charge du système éducatif, à l’exception de celui du ministère de l’enseignement supérieur qui fait l’objet d’un texte spécifique. Dans ce décret, le personnel enseignant bénéficie des indemnités et allocations telles que indemnités et primes de logement, responsabilité, risques, craie, documentation, examens et concours, conception, transport, voyages d’études, mémoires de fin d’études et allocations familiales et prénatales.

« Les avantages ne sont pas chiffrés, mais listés. Les anciens avantages doivent être conservés. L’élément nouveau ici, ce sont les primes de responsabilité. Le statut particulier n’est pas une fin en soi. Certains enseignants pensent déjà à une augmentation de salaires. Cela est une illusion. Le statut particulier est un cadre juridique. Nous allons continuer le combat en privilégiant le dialogue avec le gouvernement », a indiqué Mbolmbari Ngolaou, secrétaire général du Syndicat national des Enseignants du Tchad (SET).

Le secrétaire général de poursuivre que, « Certes, nous sommes satisfaits, parce que c’est un combat de longue haleine, mais ce n’est pas une satisfaction totale. Ce décret va nécessiter encore d’autres textes d’application qui concernent les primes, les indemnités etc. ».  Il souligne que, c’est une première étape et d’autres vont suivre. « Ce texte révisé constitue déjà un fait, mais la lutte continue. Pour continuer la lutte, il faut l’unité, le respect de la hiérarchie et la discipline. Nous devons agir en respectant les textes réglementaires du syndicat », martèle-t-il.

Kary Amadou

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