Droits de l’homme : La révision du projet du Code de la famille en vue

Dans les locaux de l’Ecole nationale d’Administration, le 09 septembre 2022, la Commission les Droits humains et Libertés fondamentales du Dialogue national inclusif et souverain, a abordé plusieurs sous-thèmes, entre autres le Code de la famille et les traitements inhumains et dégradants.

Le Code de la Famille a fait couler beaucoup d’encre et salive par le passé. Il a constitué le 2ème point fort des discussions de la sous-commission numéro un.  Pendant le débat, les participants ont passé en revue les points obscurs du code et apporté quelques éclaircissements. Ils ont relevé l’inadéquation entre la justice moderne et la justice islamique et coutumière.  Pour beaucoup, ce Code de la famille n’est pas appliqué par rapport à cette incohérence. Dans la foulée, un participant a souligné que certains chefs de communauté narguent les magistrats par rapport à un jugement rendu. « Si de tels comportements se manifestent, le Code de la famille a du plomb dans l’aile ». Pourtant, ajoute un autre participant, partout à N’Djaména et dans le Tchad profond, la justice coutumière traite 70 % de conflits.  Pour Djallal Mahamat Ramadane, « des remarques et observations sur le Code de la famille au Tchad ont été faites en donnant plusieurs exemples des pays africains comme le Sénégal, le Maroc, la Mauritanie et le Mali qui ont appliqué progressivement le Code ; mais pourquoi ce ne serait-t-il pas possible au Tchad», s’est-il-interrogé?

Comme lui, quelques participants qui ont pris la parole ont demandé la révision de certains articles du projet du Code de la famille tchadien pour éviter la contradiction entre la justice moderne et la justice coutumière. Sur la question des traitements inhumains et dégradants, les participants sont convenus que le Tchad a toujours eu maille à partir avec les droits de l’homme. Pour le président de la sous-commission, Ibni Oumar Mahamat Saleh, qui travaille sur la question, il y a une opportunité de crever l’abcès pour renforcer les juridictions tchadiennes qui excellent par leur contre-performance en la matière.

Ndomadji Ndodegue

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