Editorial

Editorial : Assurer la sécurité des citoyens

Une note circulaire conjointe des ministères de la Sécurité publique et de la Justice, en date du 8 janvier 2026, interdit formellement les cortèges nuptiaux, les transports en amazone, les tirs d’armes à feu, l’usage de feux d’artifice et les jeux jugés dangereux pour les enfants lors des cérémonies festives.

Cette batterie de mesures s’inscrit dans une logique de prévention et de sauvegarde des vies humaines. La note des deux ministres met l’accent sur la volonté d’endiguer une spirale d’accidents souvent mortels observés ces derniers temps dans le pays. Les cérémonies de mariage et autres réjouissances sont devenues, dans certains contextes, des moments à haut risque. Les cortèges motorisés, désordonnés, perturbent la circulation et provoquent des accidents graves. Le transport en amazone, notamment de jeunes femmes et d’enfants sur des motos exposent à des chutes mortelles.

A cela s’ajoutent les tirs d’armes à feu pour exprimer la joie, une pratique extrêmement dangereuse et illégale. De mémoire, ces tirs ont endeuillé plusieurs familles. A travers cette décision, les autorités rappellent que la sécurité relève avant tout d’une responsabilité collective. L’Etat joue sa partition en édictant des restrictions ; mais l’efficacité de ces mesures est fonction de l’adhésion, de la compréhension et du respect des populations.

La note circulaire du 8 janvier dernier est la énième des textes réglementaires en matière de la sécurité des citoyens. La pratique des cortèges nuptiaux perdure et traduit un manque de civisme d’une population en clin à fouler aux pieds les mesures des responsables de sa sécurité. Aujourd’hui, le gouvernement s’inscrit dans une logique de pédagogie, rappelant l’importance de la note circulaire, tout en sollicitant l’implication des leaders communautaires, des chefs traditionnels, des responsables religieux et des organisateurs des évènements. La participation de ces leaders aidera à encourager des formes de célébration plus sûres et responsables. La joie peut s’exprimer sans excès ni mise en danger la vie d’autrui.

Après la pédagogie, viendra forcément l’heure des sanctions. Il est donc temps que les populations arrivent à adopter un comportement respectueux vis-à-vis de la loi, comprendre le devoir de se protéger soi-même et protéger les autres par des comportements responsables. En d’autres termes, le moment est venu pour les Tchadiens de faire un examen de conscience individuellement et collectivement. Après la sensibilisation, le temps doit être aux sanctions. Et cela sans discrimination ni complaisance.

La Rédaction

 

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