La grève du Syndicat des médecins du Tchad (SYMET), fait mal, très mal même, malgré le service minimum instauré. Lancé début novembre 2025, elle a été renouvelée trois semaines après, en dépit de la demande des autorités de la suspendre. Droits dans leurs bottes, les médecins exigent entre autres l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, l’adoption de leur statut particulier, la régularisation des salaires de leurs collègues nouvellement intégrés, les primes de garde. Des revendications légitimes, qui pourraient contribuer à leur épanouissement et à l’amélioration de la qualité des services qu’ils offrent à la population. Car, c’est en étant dans un corps sain, et dans un état d’âme et d’esprit convenable qu’ils peuvent se performer et donner le meilleur d’eux-mêmes. Ne dit-on pas qu’ « un sac vide ne peut se tenir debout ? »
De nombreux malades en besoin de suivi régulier, de traitements spécifiques passent de vie à trépas parce que n’ayant pas les moyens de le faire, que ce soit au Tchad ou à ailleurs. Entretemps, ce sont les grandes et petites cliniques, et autres cabinets de soins privés de la place qui se lèchent les doigts et sauvent les plus chanceux. Dans cette situation difficile, les médecins devraient mettre un peu d’eau dans leur vin, par exemple, en échelonnant leurs revendications sur plusieurs mois ou années. Où est passé le serment d’Hippocrate ? Les vies humaines sont plus précieuses que tous les biens de ce monde éphémère. Que leur conscience professionnelle les amène à retrousser les manches pour éviter une paralysie du système sanitaire.
De son côté, soucieux du bien-être de tous, le gouvernement doit prendre le taureau par les cornes, et apporter des réponses concrètes en fonction des moyens disponibles. Sa prompte réaction pourra ramener un climat de confiance entre lui et ses partenaires sociaux. Il est donc urgent que les deux parties s’accordent pour trouver une solution idoine à la satisfaction de tous. La vie humaine est sacrée, elle doit être entretenue et protégée aussi longtemps que cela dépend des hommes. L’accès aux soins de santé est un besoin constant et évolutif, cette grève empire la situation de nombreux citoyens dont la contribution pour l’émergence nationale est très attendue. C’est en jouissant d’une parfaite santé qu’ils seront des bras valides. Il faut donc les préserver!
La Rédaction









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