Un Etat qui ne se développe pas est appelé à disparaitre. Tout change, tout évolue même si cela n’est pas toujours perceptible. Le développement est lié à la vie humaine. Mais tout développement humain doit d’abord être pensé, défini avant sa mise en œuvre s’il se veut pérenne et conséquent. De cette volonté est né le concept de développement durable. Très vite à la mode, il a servi et continue de servir de tremplin aux politiques socio-économiques dans plusieurs pays du monde. A la fois original et futuriste, le modèle séduit aussi bien par ses enjeux que par ses avantages. Pour ses concepteurs, les sociétés humaines doivent vivre en pourvoyant à leurs besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Permettre à l’espèce humaine d’exister sur le long terme, voilà l’objectif visé. Pour y arriver, plusieurs impératifs sont à prendre en ligne de compte. Il s’agit de la préservation de l’environnement et des ressources naturelles avec à la clé un accent sur l’équité sociale et économique.
Cette forme de développement qui met en avant les dimensions économiques, sociales et environnementales convient bien au Tchad. Pays aux nombreuses potentialités économiques, il s’est lancé dans la transformation de ses ressources minières, agricoles, halieutiques et pastorales. Les voies lui sont également ouvertes pour son industrialisation au regard des partenaires et des opportunités qui l’accompagnent dans ce sens. Dans son plan d’émergence, le pays de Toumaï allie la croissance des marchés de production au respect des droits de l’Homme en tenant compte des ressources naturelles qui, bien entendu, sont limitées. Adossées aux dimensions politique, éthique et morale, ces perspectives contribueront à consolider la résilience du pays.
Des pas sont faits, mais il en reste encore. L’effort commun consistera à graver dans les esprits le devoir qu’a chaque génération de laisser un bon héritage. Et cela passe par une bonne éducation, l’amour de la patrie et du travail bien fait, la préservation des ressources et de l’environnement, et une appropriation de ces droits et devoirs. C’est dire donc que l’on ne peut parler de génération future sans améliorer les conditions de vie et d’existence des générations présentes. Au demeurant, tout Tchadien, acteur de développement durable à la base, doit être outillé, équipé afin de jouer sa partition.
Savoir bien vivre et gérer le présent en épargnant pour les générations futures à travers un héritage digne n’est pas qu’une décision. C’est une nécessité pour pérenniser l’espèce humaine en lui donnant les moyens et un environnement propices à son développement. Vivement que le développement durable passe du concept aux pratiques dans la vie quotidienne des Tchadiens. Car il ne peut y avoir de développement durable sans une citoyenneté responsable qui place l’intérêt général au-dessus de l’intérêt particulier.
La Rédaction










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