Editorial

Éditorial : Le salon de l’espoir

Du 21 au 23 janvier 2026, le Tchad organisera le Salon international des mines, des carrières et des hydrocarbures (SEMICA) sous le thème : « Industries extractives : relever les défis de la vision 2030 ». Décideurs politiques, investisseurs, opérateurs économiques et experts du domaine ont rendez-vous pour explorer un secteur aux potentialités énormes. Conscient de ses nombreux gisements, le pays de Toumaï souhaite poser les jalons d’une exploitation industrielle structurée en quittant l’exploitation artisanale en cours.

Les assises de N’Djaména, placées sous le haut patronage du président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, traceront la voie pour assainir le secteur en pleine expansion. Les débats porteront sur la gouvernance et la transparence dans l’exploitation des ressources, la transformation locale, les défis environnementaux, l’utilisation des nouvelles technologies dans l’extraction et le financement des projets miniers et pétroliers.

Le secteur des mines occupe une place centrale dans la vision globale de développement prônée par les plus hautes autorités. C’est ainsi qu’il a été de toutes les attentions lors de la Table ronde pour la mobilisation des financements du Plan national de développement, Tchad connexion 2030, les 10 et 11 novembre 2025 à Abu Dhabi. L’ambition est assumée ; celle de faire des industries extractives le levier stratégique d’une croissance durable, diversifiée et résiliente au bénéfice de la population tchadienne.

Le Salon international des mines, des carrières et des hydrocarbures participe de la volonté du Tchad d’exploiter minutieusement ses ressources minières pour bâtir sa prospérité. C’est à juste titre que le président de la République a déclaré : « Le secteur minier revêt une importance capitale pour le développement économique et social du Tchad. Les ressources minérales dont nous disposons sont des trésors naturels qui peuvent catalyser notre croissance et notre prospérité

Le sous-sol tchadien, dans sa globalité, est d’une richesse hors du commun. L’engagement de le mettre au service du développement du pays aussi est une réalité avec des initiatives comme ce Salon international. Mais, seule la volonté ne suffit pas pour arriver à une exploitation rationnelle et bénéfique au Tchadiens. Il faut aller au-delà, en évitant les pièges d’initiés comme c’était le cas avec le pétrole, cerner la gouvernance du secteur pour réduire au maximum les manœuvres de corruption, etc. C’est en cela seulement que le pays va véritablement tirer les dividendes de l’exploitation ordonnée à venir de ses ressources minérales.

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ATPE

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