Editorial

Éditorial : Pour la paix et la fraternité dans le monde !

Le 21 décembre 2020, l’Assemblée générale des Nations unies proclamait la Journée internationale de la fraternité humaine. Cette initiative s’inspire de la signature, le 4 février 2019, du document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, porté conjointement par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar, en Égypte. Cette journée vise à promouvoir les valeurs d’égalité, d’unité et de respect mutuel entre les peuples.

Elle a pour objectif d’encourager le dialogue interculturel et interreligieux, tout en rappelant l’importance de la solidarité face à la montée de la discrimination et de l’intolérance à travers le monde. Les leaders religieux, tout comme les citoyens, sont ainsi appelés à combattre les discours de haine et à œuvrer pour la paix, le vivre-ensemble et la coexistence pacifique.

Cette journée revêt une importance particulière dans un monde souvent fragmenté par les conflits, les tensions communautaires et les replis identitaires. Elle invite à la construction de sociétés plus inclusives et plus harmonieuses, où le respect des différences constitue un pilier fondamental pour l’avenir. La fraternité humaine implique également la solidarité envers les plus vulnérables, la réduction des inégalités et la protection de la planète.

Célébrer la Journée internationale de la fraternité humaine est donc une invitation à l’action collective pour bâtir un monde plus juste, plus solidaire et plus inclusif, au-delà des clivages culturels et religieux. Il ne s’agit pas seulement de déclarations de principe, mais surtout de gestes concrets en faveur de la paix, de la justice sociale, de l’accueil et du partage.

La question de la fraternité humaine concerne toutes les composantes de la société. C’est pourquoi le défunt pape François insistait sur la responsabilité des religieux à devenir des ponts plutôt que des obstacles entre les peuples. Il appelait à combattre la haine, le sectarisme et la violence par le dialogue, l’écoute et la compréhension mutuelle.

Déjà, le 20 octobre 2010, l’Assemblée générale des Nations unies, à travers sa résolution 65/5, soulignait combien la compréhension mutuelle et le dialogue entre les religions constituent des éléments essentiels de la culture de la paix. Cette position s’inscrit dans une conviction ancienne, exprimée dans le préambule de l’Acte constitutif de l’UNESCO, selon laquelle « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».

Hélas, les réalités du terrain semblent souvent contredire ces idéaux. Le fanatisme, présent dans de nombreuses religions, demeure l’un des principaux facteurs des dérives observées. Il constitue un frein majeur au dialogue, car la pensée fanatique, imperméable à l’échange et au débat, s’impose par la force ou l’exclusion. Relever ce défi est indispensable pour construire un monde où l’intolérance, la violence et l’hégémonie de la pensée unique n’ont plus leur place.

La Rédaction

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