Editorial

Editorial : Valoriser la femme rurale

La femme n’est pas un sous-homme, elle est une belle âme à protéger et valoriser. C’est d’ailleurs en la mettant dans les meilleures conditions de vie et de travail, qu’elle s’affirme le mieux. Et celle qualifiée de rurale ne démérite pas. D’ailleurs,  elle a été  au cœur des discours, à l’occasion de la Semaine nationale de la femme tchadienne (SENAFET) célébrée en grande pompe. Une attention  particulière est accordée à sa place et ses actions dans la société. Qu’elle soit agricultrice, éleveuse, pêcheuse ou impliquée dans les petites entreprises locales, elle constitue, à n’en point douter, une force motrice. Instruite ou non, elle est dotée d’une grande intelligence, est attachée à la terre nourricière et à la valeur de la famille où elle participe à la production alimentaire, la gestion des ressources naturelles et au maintien des communautés. De jour comme de nuit, c’est elle qui fait des pieds et des mains pour assurer la survie de nombreuses personnes. Sa contribution au développement n’est plus à démontrer.

Le Tchad, avec sa population à majorité rurale, s’appuie en grande partie sur cette couche sociale pour consolider son projet  d’émergence. De ce fait, les paquets doivent être mis pour son autonomisation. C’est de cette façon que  le processus de transformation sociale et économique pourra se concrétiser. Les femmes  rurales ont révélé leur savoir et savoir-faire au grand jour à travers l’exposition des produits locaux transformés dans les différentes localités du pays. Connaissant le potentiel qu’elles portent et leur apport dans l’équilibre au sein des familles, après les discours éloquents, il est temps de poser des actions concrètes.

Répondre urgemment aux défis qu’elles rencontrent serait salutaire.  Puisque beaucoup d’entre elles n’ont pas accès aux terres, aux crédits, aux appuis techniques et aux informations adéquates pour augmenter leurs rendements et garantir leurs lendemains. Des efforts sont faits dans ce sens, mais les réponses apportées ne sont pas toujours à la  hauteur des attentes et des besoins. A cela s’ajoute la nécessité de leur assurer un bien-être physique, mental et social. La lutte à venir consistera également à leur éviter les violences de tous genres ainsi que les traitements inhumains et dégradants qu’elles subissent.

Face aux effets du changement climatique, la femme rurale s’est montrée résiliente, cependant,  elle  a besoin de nouvelles techniques et d’un appui conséquent pour améliorer son quotidien et partant celle de son milieu social. L’amélioration des conditions de vie et de travail de ces femmes demeure la clé pour opérer un réel changement et impulser une nouvelle dynamique à la marche du pays.

La Rédaction

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