Une quantité importante de produits psychotropes destinés à enrichir de la cocaïne a été interceptée au port sec de Nguéli, le 17 février 2026, par les services de sécurité. La quantité et la spécificité des produits font froid au dos : des dizaines de sacs contenant des produits en poudre et substances liquides, la drogue enrichie comme l’amphétamine est aussi détectée, ce qui dénote de la gravité de ce trafic illicite. A l’occasion de la présentation du contenu du conteneur saisi, les autorités administratives, sécuritaires et sanitaires présentes se sont tous accordés à reconnaitre les risques qu’encoure la jeunesse et partant du Tchad. Les autorités ont insisté sur l’application de la loi afin que les auteurs et co-auteurs soient punis.
Le Tchad, un pays continental est desservi principalement à travers les ports des pays frères. Il existe des plateformes regroupant les services des douanes et les transitaires afin de faciliter le trafic. Ce qui explique que parmi les premiers présumés, il y a un transitaire. Le circuit bien que long mérite une attention accrue. Le conteneur en question a quitté l’Algérie pour transiter par le Sénégal, le port de Douala puis Nguéli. Heureusement qu’il est intercepté avant d’arriver à sa destination finale.
Au-delà de l’action pénale, un défi se pose. Celui du contrôle renforcé entre les frontières afin de contenir le phénomène en amont. La technique utilisée par le réseau qui a consisté à brouiller les pistes en chargeant au même moment l’acide sulfurique dans le conteneur doit interpeller. Les services de sécurité malgré leur efficacité doivent rester toujours vigilants pour contrecarrer toute tentative d’infiltration des produits prohibés. Le circuit ayant permis la saisie de ces produits nocifs doit être dupliquée dans nos frontières. Il s’agit de prélever et d’analyser tout produit suspect avant d’autoriser son entrée sur le territoire tchadien. Pourquoi ne pas disposer des laboratoires aux frontières ? Comme ce fut le cas lors du Covid-19.
La douane, les transits, les transports, les Forces de défense et de sécurité et tous les acteurs de la chaine doivent être impliqués pour permettre une bonne circulation de l’information. Car, le système de contrôle ne peut se limiter qu’aux services de sécurité. La rigueur doit s’imposer à tous afin de préserver le Tchad des trafics illicites. Comme a relevé le Premier ministre lors de la présentation, « aujourd’hui c’est le port sec de Nguéli mais demain ça peut être un autre point d’entrée ». Donc, le contrôle doit s’étendre à toutes les frontières sensibles et stratégiques pour l’économie et la sécurité.
La Rédaction










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