Le Président de l’Agence Nationale de Gestion des Elections (ANGE), Ahmed Bartchiret, a fixé, au cours d’un point de presse fait, le mardi 5 mai 2026, la date des élections partielles pour le 21 juin prochain. Ces élections permettront d’élire respectivement un sénateur et un député après les vacances définitives de sièges.
Pour le président de l’ANGE, Ahmed Bartchiret, l’organisation des élections partielles dans la province du Hadjar-Lamis pour un député et dans celle du Chari-Baguirmi pour un sénateur émanent des dispositions du code électoral. Selon lui, la loi prévoit la tenue d’élections partielles en cas de vacance d’un siège parlementaire ou sénatorial, que ce soit en raison d’un décès ou d’une nomination à de hautes fonctions. Il a indiqué que ces sièges sont devenus vacants suite au décès de la députée Haoua Outman Djamet et à la nomination de la sénatrice, Mariam Mahamat Nour, à la Commission de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale, rendant nécessaire la tenue de ce scrutin partiel. « Ces dispositifs légales prévoient, selon les cas, que les élections partielles soient organisées pour pourvoir aux postes de député et de sénateur en cas de vacances définitives de sièges », a soutenu le Président de l’ANGE. Il a, par ailleurs, précisé que la loi prévoit un délai de trois mois, à compter de la vacance définitive pour l’organisation des élections partielles. C’est pourquoi, les élections se tiendront le 21 juin 2026. Ainsi le dépôt des candidatures est prévu du 11 au 15 mai 2026 à minuit ; tandis que la campagne débutera le 30 mai 2026 et se terminera le 19 juin 2026 minuit.
Il a rappelé que le rôle de l’ANGE se limite à l’organisation technique et opérationnelle des élections, conformément aux textes en vigueur, qu’il s’agisse d’élections législatives ou sénatoriales.
Concernant les candidatures, Ahmed Bartchiret a indiqué que tous les partis politiques sont habilités à présenter leurs candidats, à condition que ceux-ci soient issus de la circonscription concernée. De même, dit-il, le vote est exclusivement réservé aux électeurs inscrits dans les zones électorales concernées, entre autres, la province de Hadjar-Lamis pour les législatives et le Chari-Baguirmi pour les sénatoriales. Au sujet du calendrier de dépôt des candidatures, il a affirmé que les délais fixés sont suffisants, étant donné que le scrutin porte uniquement sur deux sièges. L’institution précise également que l’élection sénatoriale repose sur un corps électoral restreint composé des conseillers municipaux et provinciaux, ce qui simplifie le processus. «Par contre, l’élection législative nécessite une organisation plus complexe en raison du nombre de bureaux de vote et de la centralisation des procès-verbaux en vue de la proclamation des résultats provisoires », a expliqué le Président Ahmed Bartchiret. Il a précisé que les dossiers des candidats sont examinés conformément aux critères légaux en vigueur. «Tout dossier non conforme aux exigences du code électoral est automatiquement rejeté », a insisté le Président de l’ANGE.
Pour ce qui concerne le Président du Conseil provincial du Mandoul, décédé, Ahmed Bartchiret explique que c’est un conseiller provincial élu à ce poste par ses collèges conseillers provinciaux. En cas d’empêchement définitif ouvrant la vacance définitive du siège comme le cas du décès, précise le Président de l’ANGE, le poste sera pourvu par l’élection d’un autre conseiller à la tête du Conseil provincial par le collège des conseillers communaux et provinciaux. Ahmed Bartchiret a indiqué que, pour le cas du décès du Président du Conseil provincial du Mandoul, la loi n’a pas prévu l’organisation des élections dans ce cas précis. L’institution chargée d’organiser les élections au Tchad a rappelé qu’elle se limite strictement à l’application de la loi et ne peut intervenir en dehors de ce cadre.
Jules Doukoundjé












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