La présidente de la Haute autorité des medias et de l’audiovisuel (HAMA), Halimé Assadya Ali a rencontré, ce vendredi 29 mai 2026, les responsables des médias et les représentants des partis politiques à l’ONAMA. Il était question de rappeler certaines dispositions pendant la période de la campagne pour les élections législative et sénatoriale partielles du 21 juin 2026, dans les provinces du Hadjer-Lamis et du Chari-Baguirmi.
Le chef du département des recherches et de la formation de la HAMA, Touroumbaye Geoffroy a rappelé l’article 138 du Code électoral qui souligne que « Tout candidat ou toute liste de candidats dispose, pour présenter son programme aux électeurs, d’un accès égal aux médias publics, dans le respect des procédures et modalités déterminées par la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel, conformément à la loi ».
Il a expliqué que les médias publics et privés dûment reconnus par la HAMA, jouissent de la liberté éditoriale dans la couverture des campagnes électorales prévues du 30 mai au 19 juin prochain tout en précisant qu’ils assument l’entière responsabilité des programmes qu’ils diffusent ou publient pendant cette période. Le respect des principes ethiques et déontologiques n’est pas mis de côté. Pour le chef du département, la liberté électorale doit respecter les principes éthiques et déontologiques ainsi que les principes d’impartialité, d’honnêteté, d’équilibre et de pluralisme. « Ce sont des principes intrinsèques à la profession de journaliste, tant en période normale qu’en période électorale, que la HAMA ne fait que rappeler », a-t-il précisé. Touroumbaye Geoffroy a également fait mention de l’article 10 portant sur l’impartialité, interdisant aux professionnels des médias de battre campagne pour un candidat ou un parti politique ou d’animer des réunions, des meetings et de prêter leur voix pour des messages de partis politiques.
Concernant les messages des candidats à publier dans le Journal L’Info de l’ATPE, chaque candidat a le droit de publier une interview ou un autre genre journalistique. Il a insisté sur l’équité dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.
La présidente de la HAMA, Halimé Assadiya Ali a, pour sa part m, renchéri que les textes visent à clarifier les décisions qui vont accompagner et encadrer la couverture médiatique de cette campagne. Pour elle, les candidats doivent bénéficier de trois minutes à la radio et trois minutes à la télévision nationale pour faire passer leurs messages. « Comme c’est une campagne dans laquelle sont engagés les candidats pour une législative et une sénatoriale, on fera passer les messages alternativement, un jour pour les législatives, un autre jour pour les sénatoriales. Donc, du lundi au vendredi, il y aura ces messages qui vont être enregistrés en collaboration avec l’ONAMA, média des services publics », a-t-elle expliqué. Selon elle, les médias privés qui souhaitent le faire peuvent émettre le besoin et ils le feront en respectant les règles qui sont édictées par HAMA.
Naïma Ahmed Beïn












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