Le ministère de la Communication en partenariat avec l’UNICEF et le Système des Nations unies organise du 25 au 27 mars 2026, un atelier axé sur la communication pour la prévention de l’exploitation et des abus sexuels. C’est le secrétaire général du ministère de la Communication, Ali Mahamat Nour Abdramane qui a présidé la cérémonie en présence du coordonnateur résident du système des Nations Unies au Tchad, Dr François Batalingaya.
Les participants seront renforcés en communication institutionnelle en mettant en lumière les relations entre les médias communautaires et les institutions publiques. Les journalistes auront également des notions sur l’éthique journalistique et d’engagement communautaire. L’objectif global est de faire des médias communautaires de véritables acteurs de changement, capables d’informer, de sensibiliser et de contribuer efficacement à la protection des populations contre l’exploitation et les abus sexuels.
Le coordonnateur résident du système des Nations unies, Dr François Batalingaya a souligné que «les populations doivent pouvoir signaler les abus en toute confiance, sans crainte de représailles ». Il a mis en avant le rôle des médias dans la vulgarisation des dispositifs qui répriment l’exploitation et les abus. « Il est essentiel d’assurer un accompagnement adéquat, incluant des services psychosociaux et médicaux, afin que les victimes ne soient jamais laissées seules », a-t-il indiqué. Il a poursuivi qu’ucun acte d’exploitation ou d’abus sexuel ne doit rester impuni. « Des procédures rigoureuses doivent être mises en place pour enquêter, poursuivre et sanctionner les auteurs », a-t-il martelé.
Suivant la gravité de ce phénomène, le secrétaire général du ministère de la Communication a insisté sur le fait que « l’exploitation et les abus sexuels ne sont pas des réalités lointaines. Ils touchent nos communautés, nos enfants, nos sœurs et nos frères. Ces fléaux brisent des vies et freinent notre développement ». Face à cette situation, Ali Mahamat Nour Abdraman a appelé à une mobilisation collective, avant de mentionner qu’aujourd’hui, « nous faisons le choix de l’action, de l’éducation et de la mobilisation ».
Il a rappelé aux professionnels des médias communautaires leur rôle si stratégique dans la société. « Vous êtes les sentinelles de la vérité et les amplificateurs des messages salvateurs. Vos micros, vos plumes et vos ondes doivent devenir des outils puissants de lutte contre ces violences », a-t-il insisté. Pour lui les principales missions qui incombent aux journalistes et animateurs sont entre autres, d’informer avec rigueur en évitant les rumeurs et la banalisation des violences, protéger les victimes en respectant leur dignité et leur anonymat et mobiliser les communautés en encourageant le signalement et la participation citoyenne. Le secrétaire général du ministère de la Communication a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers, notamment l’UNICEF et le système des Nations unies, qui accompagnent toujours le gouvernement tchadien dans la prévention et la prise en charge des victimes. « Ensemble, nous pouvons faire du Tchad un modèle de prévention », a-t-il dit.
Lankeussi Teskreo












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