Culture

Festival CHABAB CA9 : La 3ème édition promeut l’épanouissement des jeunes filles

Le premier secrétaire de séance représentant le Maire du 9ème arrondissement, Lansana Rouské a donné le coup d’envoi de la 3ème édition du Festival Chabab à l’espace Laoukounda de Walia jamena, sous le thème : « La culture au service de l’épanouissement des jeunes filles », le mardi 28 avril 2026. Un rendez-vous qui se déroule jusqu’au 2 mai, met l’accent sur l’épanouissement des jeunes filles.

​C’est une foule enthousiaste qui a bravé la chaleur pour assister à la cérémonie de lancement.  Arlette Touré, connue sur nom de « Arlette 235 », ambassadrice dudit festival, a ouvert le bal des discours avec émotion, qualifiant l’événement de « carrefour de rencontres » indispensable pour la jeunesse locale.

​Mais au-delà de la fête, le ton s’est voulu solennel. Lansana Rouské, premier secrétaire de séance et représentant du maire du 9ème arrondissement, a rappelé que « CHABAB » signifie jeunesse. Et cette jeunesse est le moteur actuel de la commune. L’exécutif communal a ainsi officiellement ouvert les festivités culturelles, invitant les jeunes à devenir des « ambassadeurs du changement positif ». Pour Salzabo Dimougna, promoteur de la campagne Wokitna et représentant des partenaires, le message est limpide : le futur se construit au présent. S’adressant particulièrement aux jeunes filles, il les a exhortées à utiliser la culture comme un levier pour s’élever. « Vous êtes les reines de demain, et cela commence aujourd’hui », a-t-il indiqué.

Plaidoyer pour un grand centre culturel

Moment fort de la cérémonie, le promoteur du festival et directeur artistique de danse Wokitna, Mbaye Aristide Dombal, a délaissé les discours protocolaires pour un plaidoyer direct. Face à l’exécutif communal, il a pointé du doigt un manque d’infrastructures : « On organise ce festival dans un espace privé. Si c’était à la Maison des Jeunes, on serait déjà sur les toits ! »

​Son appel est clair. Le 9ème arrondissement, souvent délaissé par les grands circuits culturels de la capitale, a besoin de son propre centre culturel pour faire rayonner ses talents.

​Après les allocutions, la marraine de l’évènement, Fatimé Kossan Allatchi, a conduit une délégation pour une visite inaugurale des stands. Sous les tentes, l’artisanat et l’entrepreneuriat féminin ont été à l’honneur. Avec près de 40 stands, le festival a exposé le savoir-faire local, allant de la restauration à la création artistique.

​Pour cette édition, Aristide Dombal a précisé que la particularité est de promouvoir les initiatives féminines. Il s’agit , entre autres, des ateliers d’écriture, (qui avaient donné naissance au recueil Ambre Créole l’an passé), du  leadership et de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, sont au programme de ces cinq jours de festivités.

Streve Dinguemtog (stagiaire)

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