En grève depuis le 10 novembre 2025 pour exiger de meilleures conditions de travail, le Syndicat des médecins du Tchad (SYMET) laisse les patients de plusieurs structures sanitaires de N’Djamena dans une détresse grandissante, sans savoir vers qui se tourner.
Le constat est alarmant dans les structures sanitaires de la capitale. Dans les couloirs des urgences du Centre hospitalier universitaire la Référence nationale (CHU-RN), les malades sont nombreux, mais, leur prise en charge pose problème. Certes, il y a un service minimum, néanmoins, les infirmiers se trouvent parfois dépassés car ils ne sont pas habilités à faire des consultations. « Nous sommes débordés. Cette grève des médecins nous pèse. On est obligés parfois de faire le travail des médecins, or ce n’est pas de notre ressort », souligne l’un d’eux. « Nous sommes au chevet de notre grand frère depuis une semaine. Il n’y a même pas un service minimum. Ils disent qu’ils vont nous prendre en charge, mais en vain. Nous avons pitié de nos malades, car ils souffrent mais il n’y a personne pour s’occuper d’eux. Il faut que le gouvernement leur trouve une solution », souligne sous anonymat un garde-malade.
Certains d’entre eux ne décolèrent pas. « Nous sommes sans une solution à cette situation, sinon c’est très difficile », déplore Djénaba Moïse. Au constat, le service minimum est assuré dans les services essentiels tels que les urgences, la dialyse, la réanimation, les salles d’accouchement, les dispensaires, la fourniture des antirétroviraux et des anti-tuberculoses. Il faut rappeler que les médecins font grève pour demander l’application immédiate et effective de leur statut particulier, le paiement des salaires et arriérés ainsi que l’harmonisation des primes de garde.
Kary Amadou et Elhadj Ali Lalouche











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