Le secrétaire général adjoint du Gouvernement, Dr Bourkou Dede Elhadj, a présidé la cérémonie de passation des charges entre le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abakar Naïr et son prédécesseur Maïdé Hamit Lony, le mardi 7 avril 2026, au siège du ministère.
Entrepreneuriat, sports, politique nationale de la jeunesse, états généraux des sports, ce sont là quelques sujets phares qui sont ressortis des allocutions. Pour le ministre sortant, l’écoute, le dialogue et l’inclusion ont conduit ses actions sur tous les plans couvrant les besoins de la jeunesse. Une approche à la base cohérente puisqu’aucun projet ne peut aboutir sans les acteurs concernés. Il mérite néanmoins de mettre un point d’arrêt sur l’entrepreneuriat et les sports.
Il y a eu plusieurs sujets liés à l’accompagnement et au financement des projets jeunes. S’agit-il juste de réunir les jeunes et de leur apprendre à élaborer un business plan ? Ou s’agit-il d’un accompagnement holistique permettant de mesurer les impacts ? A ce niveau, il n’est pas anodin d’interroger les investissements dans l’entrepreneuriat face au taux de chômage. Chaque année, le Tchad met sur le marché de l’emploi de milliers de jeunes qui sortent des universités et écoles professionnelles. Ce qui impose la mise en place des programmes structurants avec obligation de résultats. On ne peut pas obtenir des résultats quand les indicateurs de performances se bases et essentiellement sur le quantitatif. Souvent, l’on écoute, « Nous avons formés tel nombre de jeunes, Nous avons financé tel nombre de jeunes ». Les résultats obtenus à l’immédiat ne reflètent pas la vision d’impact à long terme. A la longue, les politiques publiques visant les jeunes se fragilisent malgré la volonté des plus hautes autorités à faire de cette tranche le socle du développement durable. Oui, c’est sur la durabilité qu’il faut miser. Car c’est en cela que le pays peut espérer créer de la richesse et partant de l’emploi qualitatif.
Le sport pour porter le Tchad à l’international
Dans le commun de nombreux tchadiens, les sports renvoient qu’au football. Même si c’est le sport roi, il faut reconnaitre que les autres disciplines porteuses ne sont pas bien classées dans les priorités politiques. Si les fédérations sont les premières actrices, les équipes nationales relèvent d’une grande responsabilité de l’Etat. La débâcle des Sao football masculin en dit long. Et pourtant, l’équipe féminine a fait la fierté de bleu-or-rouge. Dans les disciplines tels que l’athlétisme, le karaté, le taékwondo, les talents existent. Le fait est que quand il y a des compétitions, à différent niveau on se renvoi les responsabilités. Les fédérations ont tendance à indexer le ministère qui ne met pas les moyens pour l’entretien des athlètes et vice versa. Entre ce qu’on peut qualifier de flou, les athlètes en pâtissent voire le pays entier.
L’instauration de la gouvernance au sein des fédérations, le renforcement en infrastructures et curricula de l’INJS sont des avancées notables à poursuivre dans le cadre des réformes. Mais cela est-il suffisant ? Les sports sont multisectoriels mais au-delà, il faut une politique claire pour guider les acteurs nationaux.
Badoum Oumandé Henri












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