« Des sols sains pour des villes saines », tel est le thème sous lequel est célébrée le 5 décembre 2025 la Journée mondiale des sols. Un thème qui rappelle l’importance d’une ressource souvent négligée et qui résonne particulièrement à N’Djaména où la dégradation des sols pèse de plus en plus sur l’avenir de la capitale.
Le sol joue un rôle essentiel dans l’équilibre urbain. Il absorbe les eaux des pluies, limite les inondations, soutient la biodiversité et contribue à la sécurité alimentaire grâce au maraîchage urbain. Mais ce patrimoine naturel s’affaiblit sous la pression d’une urbanisation rapide, de l’insalubrité et d’un aménagement insuffisant. Que ce soit au centre-ville ou dans les quartiers périphériques, les sols sont mis à rude épreuve. Dépotoirs improvisés, constructions anarchiques, absence d’assainissement, accumulation de plastiques et inondations saisonnières compromettent la santé publique et la qualité de vie. Ces dégradations favorisent la propagation des maladies, la prolifération de nuisibles et menacent la production maraîchère consommée chaque jour par de nombreux ménages. Face à une population en pleine croissance, la vulnérabilité de la capitale s’accentue. Les inondations récurrentes rappellent qu’un sol affaibli ne joue plus son rôle naturel, entraînant des dégâts matériels et des perturbations économiques.
Malgré ces défis, de nombreuses associations de jeunes s’engagent pour restaurer les sols urbains. Nettoyages communautaires, campagnes de sensibilisation, actions de recyclage, reboisement ou restauration des zones dégradées. Ces initiatives contribuent à améliorer l’environnement tout en renforçant l’esprit citoyen. Elles prouvent qu’un changement est possible et que la santé des sols relève d’une responsabilité collective. Protéger les sols, c’est protéger la ville, son économie et ses habitants. Il faut donc une mobilisation citoyenne pour inverser la tendance.
La Journée mondiale des sols édition 2025 rappelle ainsi l’importance de repenser la manière dont N’Djaména gère son territoire. Préserver les sols aujourd’hui, c’est préparer une capitale plus résiliente et plus durable pour demain.
Sikngaye Tamaltan Inès












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