Dans le cadre de renforcement des capacités professionnelles, l’Union des journalistes tchadiens (UJT) en collaboration avec l’Ecole nationale de formation judiciaire organise du 13 au 14 mai 2026, le deuxième atelier de formation à l’intention des hommes des médias sur le traitement de l’information judiciaire à son siège. Cette session de formation est placée sous le thème« comprendre la justice tchadienne et traiter professionnellement l’information judiciaire ».
A l’ouverture des travaux, le président de l’UJT, Abbas Mahamoud Tahir, a rappelé qu’en décembre dernier, le même atelier a été organisé regroupant des journalistes des organes publics et privés. Aujourd’hui, il est question de concrétiser l’importance de la coopération entre les institutions judiciaires et les professionnels des médias sur la paix sociale, l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux et l’instantanéité numérique.
Pour ce faire, le président de l’UJT a souligné que, renforcer les capacités des journalistes, c’est leur donner les clefs pour vérifier les sources d’informations avec rigueur, produire des contenus qui répondent aux attentes du public et respecterl’ethnique et la déontologie de ce métier. « Les journalistes contribuent à restaurer la confiance des justiciable envers les institutions et en renforçant leurs capacités, constitue un rempart contre les rumeurs et se plonger dans les principes cardinaux de l’exactitude, de l’impartialité et de l’indépendance », a mentionné Abbas Mahamoud Tahir.
Il a indiqué que le journaliste bien formé est celui qui sait dire « je ne sais pas encore plutôt de diffuser des rumeurs, de rapporter d’une manière incertaine les faits, les décisions et les réquisitions rendues par le parquet souvent interprétées comme condamnations, les auditions comme inculpations, les détentions préventives comme des emprisonnements ».
Pour garantir une information fondée sur la véracité, ces assises rappellent aux journalistes de faire preuve d’une grande rigueur et de maturité dans les rédactions spécialisées, ainsi que le traitement de l’actualité législative, judiciaire,jurisprudentielle et les activités de la chancellerie.
Le secrétaire général du ministère de la Justice, chargé des Droits humains, Mahamat Saleh Ben Biang a salué cette initiative menée par l’Ecole nationale de formation judiciaire et l’Union des journalistes tchadiens. Pour lui, la justice et les médias partagent une mission commune : celle de service de la vérité et de garantir la transparence. Le journaliste a le devoir d’informer le public sur les affaires qui agitent la société, lejuge, quant à lui, est tenu par le secret de l’instruction et le respect de la présomption d’innocence entre l’immédiateté de l’information et le temps nécessaire à la sérénité judiciaire, a-t-il rappelé.
Moundamaide N’dingalaou Eveline












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