Médaillée d’or et d’argent dans les compétitions d’athlétisme féminin aux Jeux de la Francophonie au Canada en 2OO1, Kaltouma Nadjinan est née le 16 novembre 1976 à Bagassola dans le Lac Tchad. Elle a commencé ses études primaires et secondaires dans le pays de Toumaï. Après, elle a laissé éclabousser son talent d’athlétisme à N’Djaména avant de se faire découvrir. Avant d’être ambassadrice itinérante à la présidence de la République, elle fut directrice du Développement et de la Promotion du sport à l’Office national d’appui à la jeunesse et aux sports (ONAJES).
Dans le silence tendu des pistes d’athlétisme, là où chaque seconde se gagne au prix des efforts et des sacrifices, résonne avec force le Tchad et, au-delà, Kaltouma Nadjinan. Elle n’est pas seulement une athlète, mais un symbole de persévérance, de courage et d’espoir pour toute sa génération. Dans un environnement où les moyens sont limités et que les obstacles sont nombreux, elle a choisi de ne pas désister. Chaque entrainement, chaque compétition est un combat, chaque compétition remportée l’est contre le doute, la fatigue et parfois contre l’indifférence, a-t-elle souligné. Elle a découvert l’athlétisme comme on découvre une vocation. Pour elle, la course est devenue une expression, un langage et une promesse d’avenir.
Selon celle que l’on peut nommer « la gazelle tchadienne », le moment le plus marquant de sa carrière n’est pas seulement une médaille ou une performance chronométrée. « C’est ce regard levé vers le drapeau national, ce sentiment d’avoir honoré ma patrie, d’avoir prouvé que le talent tchadien peut briller sur les grandes scènes sportives », explique-t-elle avec sourire aux lèvres. Sa réussite, dit-elle, repose sur des valeurs simples mais puissantes, qui sont le travail, la rigueur, l’humilité et la foi en soi.
Comme toute les grandes sportives du monde, l’athlètetchadienne connait aussi des moments de regret, des échecs et des blessures. Néanmoins, elle transforme ces épreuves en leçons et moteurs pour aller plus loin. « Là où les autres ont échoué et ont abandonné, je reste convaincue que chaque chute prépare une nouvelle victoire », insiste-t-elle.Aujourd’hui, Kaltouma Nadjinan est plus qu’une championne, elle est une source d’inspiration pour la jeunesse tchadienne en général, et, surtout, pour les jeunes filles à qui elle montre que les rêves n’ont ni frontières, ni barrières culturelles ; sa foulée trace un chemin qui est celui de la dignité, de l’excellence et de la confiance en l’avenir.
Des jeunes filles capables aussi
En plus d’être une athlète internationale, la ressortissante de la province du Logone oriental, Kaltouma Nadjinan, est également une mère, une épouse qui concilie la vie sportive et le foyer. Entre le Canada et le Tchad, cette jeune dame qui a le cœur sur les mains est aussi conseillère en matière de sports à la présidence de la République. Pour confirmer cette observation, Djimasdé Francis, son beau-frère, l’appelle tendrement dans la famille : « Dame au cœur d’or ».
Très sensible aux problèmes sociaux, « la Gazelle tchadienne » est à l’écoute de tous. Kaltouma Nadjinan est une dame très écoutée dans sa famille. « Nous avons en elle une femme qui est prête à aider les nécessiteux. Tout le monde estd’avis à ce sujet », confie Djimasdé Francis.
Doukoundjé Caroline












Ajouter un commentaire