Politique Tchad

L’an 2 du Chef de l’État : L’amélioration du réseaux “eau et énergie” au cœur des actions

Dans le programme politique du Gouvernement articulé en 12 chantiers et 100 actions, les questions liées à la disponibilité de l’eau et de l’énergie à tous, sont mentionnées dans le Chantier VII. Objectif rendre la souveraineté énergétique et la couverture totale en eau potable.

L’eau et l’énergie sont des éléments cruciaux pour le bien-être des populations. Pour y parvenir, le gouvernement travaille d’arrache-pied pour mettre en musique son programme politique dévoilé lors des élections présidentielles. C’est dans cette optique que le président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, s’est engagé pour répondre aux besoins de sa population.

En deux ans de gouvernance, les données sont palpables. Selon les chiffres du Centre de Documentation d’Information et de Géographie (CDIG), établis le taux officiel d’accès à l’eau potable est de 63,5 %. Plus de 502 châteaux d’eau construits, 90 réhabilités, et 1.981 forages équipés de pompes à motricité humaine. En milieu urbain, l’accès varie entre 30 % et 80 %. En zone rurale, ce taux s’effondre entre 15 % et 50 % et qui touche les provinces du Guéra, du Ouaddaï, du Wadi Fira, de l’Ennedi Est, de l’Ennedi Ouest, du Batha, du Sila et du Salamat.

La STE possède une couverture théorique de 4 millions de personnes, mais sa production couvre 36% des besoins. Elle gère 110 990 branchements pour un volume quotidien de 109 244 m³. Plusieurs quartiers de la capitale n’ont aucun raccordement. Dans les zones desservies, l’eau ne coule que la nuit. Pour survivre, les citadins installent des forages privés à domicile. Le ministre de l’Eau et de l’Energie, Passalé Kanabé Marcelin attaque cette situation à des infrastructures vieillissantes, un manque de financement, des factures publiques impayées, l’urbanisation rapide et un déficit en ressources humaines.

Pour pallier à ce problème et répondre aux attentes de la population, le gouvernement a mis les bouchées doubles. La couverture en eau potable  pour tous les Tchadiens devrait atteindre à un niveau élevé d’ici  2030. Une optimisation de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) vient compléter les actions du chantier VII du programme politique du Chef de l’Etat, qui devrait répondre à un besoin vital des Tchadiens.

La crise énergétique paralyse l’économie et les services publics. Le réseau de la société TchadElec subit des coupures chroniques. Dans les quartiers périphériques de N’Djaména, l’absence d’électricité dure des journées entières. Cette précarité affecte les hôpitaux, perturbe la conservation des vaccins et bloque les interventions chirurgicales. Elle limite aussi l’apprentissage dans les universités. Les petits commerces, comme les ateliers de soudure ou les restaurants, dépendent de groupes électrogènes. Cette alternative augmente les coûts de production en période d’inflation.

Pour diversifier les sources, le programme mise sur le solaire en zone rurale afin de réduire les coûts de pompage de l’eau. Au niveau national, l’Action 59 planifie l’installation de petites unités autonomes de 1 à 10 MW dans les arrondissements.

Pour concrétiser sa promesse par rapport à la disponibilité de l’énergie, le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno, a signé des accords de coopération avec l’Algérie.   Ce partenariat prévoit l’installation d’une centrale thermique de 40 MW à N’Djaména pour augmenter la production et garantir une distribution efficace. Le chantier envisage rehausser la production pétrolière et gazière à 250 000 barils par jour. L’atteinte des objectifs du Chantier VII en 2030 et 2034, est possible si toutes les parties prenantes mettent en amont l’intérêt général.

Streve Dinguemtog (stagiaire)

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