La Fondation Sentinelles et l’Association d’entraide des mutilés du visage, deux organisations humanitaires suisses, sur invitation du Ministère de la Santé publique, ont fait ce vendredi 28 novembre 2025, un point de presse dans la salle du centre universitaire hospitalier de la mère et de l’enfant.
En présence du directeur général hôpital de la mère et de l’enfant, Dr Mahamat Nour Abakar Djibrine, la coordinatrice de la fondation Caroline Hostettler, la Pr Brigitte Pittet, spécialiste en chururgie plastique et Dr Michel Pellegrini, spécialiste en anesthésie pédiatrique, ont présenté le bilan de leur mission Noma, lancée le 15 novembre 2025 et clôturée le 28 du même mois. Sur les 59 patients consultés, 26 diagnostiqués atteints de la maladie NOMA (maladie infectieuse nécrosante qui détruit rapidement les tissus mous et osseux de la bouche et du visage, causant une défiguration sévère attaque pratiquement les enfants de 2 à 6 ans).
Selon la coordinatrice de la fondation, Caroline Hostettler la maladie NOMA. Cette pathologie se manifeste généralement à l’intérieur de la bouche en attaquant la gencive. Les causes sont nombreuses, la malnutrition, le paludisme et la rougeole, qui sont des facteurs qui diminuent le système immunitaire des enfants. L’inflammation de gencive est une pathologie qui normalement devrait pas exister chez les enfants en bonne santé.
La Pr Brigitte Pittet précise que cette maladie n’est pas contagieuse mais plutôt mortelle. Malgré des recherches menées que ce soit au Tchad ou au Niger, malheureusement « on n’a pas retrouvé des germes que l’on puisse identifier, par contre on constate une bouche en mauvais état, une mauvaise haleine, une bouche remplie des germes, seulement on n’arrive pas à déterminer un germe particulier que l’on qualifiera comme le responsable de cette maladie ». À cet stade, selon les rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé 90 % des cas sont mortels explique-elle.
Le directeur général du centre universitaire hospitalier de la mère et de l’enfant, Dr Mahamat Nour Abakar Djibrine, salue l’initiative de ces deux organisations humanitaires. Il se réjouit de la réussite de cette caravane qu’il considère comme un début d’espoir pour les malades.
El hadj Ali Hassan Lalouche













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