La deuxième vice-présidente du Sénat, Lydie Beassemda, a présidé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, la clôture de l’atelier de renforcement des capacités des membres du Comité d’évaluation des politiques publiques (CEP).
Cette session de formation a permis d’outiller les participants sur les fondements conceptuels, juridiques, méthodologiques et institutionnels de l’évaluation des politiques publiques, désormais reconnue comme un levier essentiel de bonne gouvernance, de transparence et de redevabilité démocratique.
Les travaux de cet atelier de renforcement des capacités des membres du Comité d’évaluation des politiques publiques du Sénat ont été structurés autour de sept modules complémentaires. Le premier module, consacré au cadre réglementaire de l’évaluation des politiques publiques au Tchad, a mis en lumière l’ancrage constitutionnel de cette mission depuis la Constitution de la 4eme République, renforcé par la Charte de transition et la Constitution de la 5eme République. Ce module a outillé les participants que l’évaluation constitue une mission fondamentale du Parlement et un instrument d’amélioration de l’efficacité de la dépense publique. Les modules suivants ont porté respectivement sur l’introduction à l’évaluation des politiques publiques, le processus d’élaboration, la méthodologie, la rédaction des rapports et, enfin, la gouvernance et la transparence dans l’évaluation.
Les discussions ont permis de dresser plusieurs constats, notamment la faiblesse persistante de la culture de l’évaluation au Tchad, due au manque d’études de faisabilité, à l’insuffisante coordination des mécanismes de suivi-évaluation et aux capacités techniques limitées. Ces manquements ont relevé que certaines politiques publiques antérieures n’ont pas produit les résultats attendus en raison d’une formulation inadéquate et d’une faible prise en compte des besoins réels des populations.
Pour la deuxième vice-présidente du Sénat, Lydie Beassemda, l’atelier de renforcement des capacités des membres du Comité d’évaluation des politiques publiques s’est soldé par un bilan largement positif. Cette initiative a été marquée par la qualité des travaux, l’engagement soutenu des participants et le rôle stratégique de l’évaluation dans le renforcement de l’action parlementaire. Selon elle, les travaux de cet atelier ont été marqués par des échanges riches, structurés et approfondis autour des fondements conceptuels, juridiques et méthodologiques de l’évaluation des politiques publiques. Elle a souligné que les discussions ont passé en revue le caractère transversal, exigeant et stratégique de cet exercice, qui requiert à la fois la mobilisation de compétences internes au Sénat et le recours à des expertises externes complémentaires.
Les participants appellent le gouvernement à intégrer systématiquement les études de faisabilité dans la conception des politiques publiques, à renforcer les mécanismes nationaux de suivi-évaluation et à orienter l’action publique vers les résultats et les impacts.
Abakar Gombo Doungous












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