Le ministère des Finances, du Budget, de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale a, à travers l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED) organisé l’atelier de publication de la série des comptes nationaux de 2005 à 2024 et le système de comptabilité nationale 2008 (année de base 2017), le 7 avril 2026 à l’hôtel de l’Amitié Tchad-Chine de N’Djaména. Les travaux ont été lancés par le secrétaire général du ministère en charge des Finances, Bidjere Bindjaki.
La production de données fiables et de qualité constitue un atout pour l’orientation des politiques publiques et la prise de décisions éclairées. Dans un contexte marqué par les chocs économiques, les défis du développement et les effets du changement climatique, les pays doivent s’appuyer sur des systèmes statistiques solides, afin d’anticiper les évolutions et d’élaborer des réponses adaptées. « C’est pourquoi notre ambition est claire : renforcer le système statistique national en développant les investissements nécessaires, améliorer la qualité des données produites et les rendre accessibles à l’ensemble des acteurs du développement », a affirmé le directeur général de l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED), Tom Chérif Bilio. Selon lui, des réformes engagées ont pour but de bâtir un système statistique performant, capable de répondre aux besoins d’information et de soutenir le développement durable du pays.
Pour le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI), Nooman Rebei, cet atelier constitue une étape importante dans le renforcement de la transparence économique et dans l’amélioration de l’information mise à la disposition des décideurs publics, des partenaires techniques et financiers, ainsi que du secteur privé et du grand public. Le représentant du représentant de la Banque mondiale, Boubacar Sidiki Walbani a souligné que les statistiques économiques sont des outils essentiels pour l’analyse et la prise de décision dans toute politique économique. « Elles fournissent des informations précises sur le niveau et les tendances de l’activité économique du pays, permettant d’évaluer le bon fonctionnement de l’économie et l’impact des décisions prises sur le bien-être de la population », a-t-il indiqué. Il réitéré l’engagement de la Banque mondiale à soutenir le Tchad.
Le secrétaire général du ministère des Finances, du Budget, de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Bidjere Bindjaki a, de son côté, martelé que les statistiques font l’analyse de la conjoncture économique. « Une dynamique positive avec une croissance de 4 % en 2023, portée à 5 % en 2024, traduite par un renforcement progressif de l’économie nationale et des efforts engagés en faveur d’une croissance durable ». Il a soutenu que des avancées majeures ont été réalisées en matière de production statistique, notamment la diffusion régulière des indices des prix et la disponibilité des données de plusieurs années.
Kary Amadou












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