Le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) a commémoré, le mardi 11 mars 2026, le 36ᵉ anniversaire de sa création. À travers cette célébration, les responsables du parti ont rappelé les origines du mouvement, son parcours politique depuis 1990 ainsi que les défis qui se posent aujourd’hui au Tchad.
Créé officiellement le 11 mars 1990 à Bamina, dans l’est du pays, le MPS est né dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques et des restrictions des libertés publiques. Pour les responsables du parti, cet anniversaire constitue avant tout un moment de mémoire et de réflexion sur le chemin parcouru. « Évoquer l’histoire du Mouvement Patriotique du Salut, ce n’est pas seulement revisiter le passé, c’est rappeler à notre conscience collective le sens profond du combat qui nous unit », a déclaré Mahamat Bechir Chérif Daoussa, secrétaire général 2ᵉ adjoint, chargé de la mobilisation et de la sensibilisation du MPS. Selon lui, la création du parti s’inscrivait dans une volonté de transformation politique visant à ouvrir davantage l’espace public et à renforcer la participation des citoyens à la gestion des affaires nationales.
Au fil des années, plusieurs étapes importantes ont marqué l’évolution institutionnelle du pays. Les responsables évoquent la Conférence Nationale Souveraine de 1993, considérée comme un tournant dans l’histoire politique tchadienne, avec l’introduction du pluralisme démocratique et l’adoption de la Constitution de 1996.-* « Aujourd’hui, le pays compte plus de 300 partis politiques ; ce qui témoigne de l’évolution du paysage politique national », ont rappelé les responsables du parti au cours de la cérémonie.
Au-delà de la dimension commémorative, la célébration du 36ᵉ anniversaire du MPS a également été l’occasion de réaffirmer l’identité et les ambitions du parti. Le secrétaire général du MPS, Aziz Mahamat Saleh, est revenu sur la symbolique de Bamina, lieu de naissance du mouvement. « Le MPS n’est pas né dans les salons. Il est né dans l’épreuve, dans le courage et dans l’espérance d’un peuple », a-t-il déclaré. Pour lui, « Bamina n’est pas seulement un lieu de mémoire, c’est un serment fait au peuple tchadien. Un serment de liberté, de justice et de renaissance nationale ». Le secrétaire général du parti a également évoqué les réalisations que le MPS attribue à son action au cours des trois dernières décennies. Parmi celles-ci figurent, selon lui, l’ouverture de l’espace démocratique, la consolidation de l’unité nationale ainsi que certaines avancées dans les domaines du développement.
La commémoration a également été marquée par un moment de recueillement en mémoire des figures historiques du mouvement et des militants disparus. Une minute de silence a été observée en hommage au président fondateur, maréchal du Tchad Idriss Deby Itno, décédé le 20 avril 2021 alors qu’il se trouvait au front dans le cadre d’opérations militaires contre des groupes rebelles.
La jeunesse a également été placée au cœur des perspectives du mouvement. « La jeunesse constitue aujourd’hui la cheville ouvrière du MPS », a reconnu le secrétaire général, appelant les jeunes militants à s’impliquer davantage dans la vie politique ainsi que dans les transformations économiques et technologiques du pays.
À travers cette commémoration, les responsables du MPS ont enfin appelé les militants à préserver l’unité du parti et à rester fidèles à ce qu’ils qualifient « d’esprit de Bamina », symbole d’engagement politique et de cohésion nationale. « Ce qui nous unit, le Tchad, est plus fort que ce qui nous divise », a conclu le secrétaire général du parti.
Sikngaye Tamaltan Inès












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