Le Tchad est, depuis quelques années, une pièce maîtresse dans la guerre contre le terrorisme au Sahel en particulier et en Afrique en général. Ces hauts faits militaires ont redessiné les cartes des fous de Dieu au Mali, au Niger, au Cameroun et au Nigéria.
Dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le Tchad a déployé un contingent de plus de 2000 hommes afin d’empêcher l’avancée des islamistes radicaux. La troupe tchadienne était célèbre au sein de cette force sous l’acronyme des Forces Armées Tchadiennes d’Intervention au Mali (FATIM). Sous les ordres du Général Mahamat Idriss Deby Itno, les troupes tchadiennes étaient en première ligne de l’opération Serval en coordination avec la MINUSMA. Le 26 janvier 2013, à partir du Niger, les militaires tchadiens sont entrés au Mali. De Gao, à Kidal, dans le massif des Ifoghas, à l’extrême nord-est du pays, la mission est de combattre le terrorisme et de l’éradiquer dans la région. Le mérite des opérations conjointes au Mali revient au contingent tchadien avec la mort de l’émir des régions du sud d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), Abdelhamid Abou Zeïd, ainsi que l’ancien émir d’AQMI, le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar qui sont inscrit à son actif.
L’autre opération militaire contre les terroristes reste la foudroyante riposte à l’attaque de la base de l’armée tchadienne dans la province du Lac. Elle porte le nom de « l’opération ASKANITE » et intervenue le 28 octobre 2024. Laquelle a permis de détruire les bases de Boko Haram. Le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno a donné le ton et dirigé personnellement les opérations. Il dira « en tant que chef de l’État, chef suprême des armées et garant de la sécurité, j’ai décidé de traquer ces illuminés jusqu’à leur dernière base. Je voudrais rassurer le peuple tchadien que nous allons traquer ces illuminés qui ont endeuillé beaucoup de familles. Nous allons les traquer jusqu’au dernier, où qu’ils aillent et les éliminer un à un ». A la suite de la réussite de l’opération, le chef de l’Etat a été élevé à la dignité de Maréchal par l’Assemblée Nationale pour services rendus à la Nation.
Le 22 février 2013, l’Armée Tchadienne a été accrochée par les terroristes dans la région montagneuse qui fait frontière commune avec le Mali et l’Algérie. 13 soldats y ont perdu la vie avec une lourde perte infligée aux terroristes. Les forces tchadiennes se sont positionnées dans la ville de l’extrême Nord du Mali en particulier, Kidal, Aguelhok et Tessalit, la partie la plus montagneuse du Mali où se sont retranchés les terroristes. Ainsi, les villes comme Gao et Kidal sont libérées et sécurisées par la force armée tchadienne. Il en est de même pour plusieurs villes camerounaises, nigérianes et nigériennes.
L’Armée tchadienne au Cameroun et au Nigeria
Depuis 2015, au nom de la coopération sous-régionale, le pays de Toumaï abrite l’Etat-Major de la Force Mixte multinationale (FMM) avec des officiers et hommes de rang pour des opérations conjointes au Cameroun, Nigéria, Niger, Bénin et au Tchad, suivant les zones couvertes par la région du Lac-Tchad. Des opérations de terrain sont menées à Maltam, au camerounais, à Mokolo, à Baga traquant les terroristes dans leurs derniers retranchements. Au Nigeria, les traques de Boko-Haram dans la ville de Gamboru, à partir de Fotokol au Cameroun, ont marqué l’entrée officielle des forces tchadiennes sur le sol nigérian. La localité a été libérée des mains des insurgés comme les combats de Bosso au Niger sont encore dans la mémoire des populations.
Yonwa Maïlébélé












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