Le phénomène d’occupation anarchique des chaussées est souvent décrié à N’Djaména. Dans la commune du 9ème arrondissement, des vendeuses et vendeurs occupent les abords de la grande voie bitumée reliant Walia à Toukra. Cette situation rend la circulation particulièrement difficile aux heures de pointe.
À la recherche de leurs revenus quotidiens, ces commerçants s’installent directement au bord de la route, s’exposant ainsi à de nombreux dangers, notamment les accidents. Interrogé à ce sujet, le maire du 9ème arrondissement, Djimtogbaï RohomAppolin, indique que son équipe est à la recherche dessolutions durables afin de rétablir la fluidité de la circulation sur cet axe très fréquenté.
Il est difficile, voire très difficile, de circuler librement aux heures de pointe sur l’axe du rond-point de Walia à Toukra. Les vendeuses et vendeurs occupent anarchiquement une partie de la chaussée, réduisant l’espace réservé aux véhicules et perturbant ainsi la circulation. Selon le maire, la situation préoccupe les autorités communales. Il explique que, dès son arrivée à la tête de la commune, le service de la voirie a dû faire face à plusieurs cas d’obstruction de la voie publique. L’année dernière, les services municipaux ont procédé au dégagement des commerçants qui occupaient le rond-point situé entre les voies menant à Nguéli et à Toukra, à la sortie sud de la capitale. Cependant, le problème persiste. Des véhicules poids lourds stationnés et des commerçants inciviques continuent d’encombrer cette voie, provoquant parfois des accidents qui pourraient être évités.
Une solution en perspective
Dans le cadre du processus de désengorgement, la mairie a déjà entrepris de libérer une partie du rond-point occupée par des commerçants et des engins lourds. Le maire affirme également que certains vendeurs de viande, dont la qualité est parfois douteuse, viennent tard dans la nuit dans cette zone pour écouler leurs produits de manière illégale. « Nous avons même saisi certains de leurs produits. Mais beaucoup de Tchadiens estiment que pour bien vendre, il faut être installé au bord de la route », confie-t-il.
Selon lui, pour protéger ces commerçants et éviter les risques d’accidents, il est indispensable de les éloigner de la chaussée. Toutefois, les occupants évoquent un autre problème : l’absence de marché dans cette partie de la commune. Pour les autorités municipales, la plupart des marchés existants ne sont pas situés le long des grands axes, ce qui pousse les commerçants à s’installer aux abords des routes très fréquentées afin d’attirer davantage de clients.
Afin de remédier à cette situation, Djimtogbaï Rohom Appolinannonce que la commune envisage de réaménager le marché communément appelé « marché chinois » pour y réinstaller les commerçants. Interrogées à ce sujet, certaines vendeuses reconnaissent être conscientes des risques liés à leur installation au bord de la route, mais affirment attendre une alternative.
Banbé Mbayam Christian












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