Autrefois, les voyages interurbains au Tchad étaient un parcours du combattant. Les passagers étaient placés au-dessus des bagages dans des camions semi-remorques. Cette pratique rendait les conditions de voyage pénibles. Le changement effectué avec l’arrivée des agences de voyage où le transport des passagers s’effectue en bus ainsi que les véhicules destinés uniquement aux bagages semblait être un ouf de soulagement pour beaucoup de voyageurs. Malheureusement, avec le temps, l’inconfort s’est aussitôt installé dans les bus.
« Ils n’ont aucun respect pour les clients », déplore d’emblée et d’un air furieux, Jean- Claude K., un passager rencontré dans une agence de transport de la place. « Nous avons beau dénoncer cette mauvaise habitude des chauffeurs et leurs apprentis qui nous rendent les conditions insupportables pendant le voyage, mais en vain », poursuit-il. L’augmentation du prix du carburant a certes amené ces agences à rehausser le tarif du transport. « Mais le hic est que les chauffeurs et les apprentis embarquent dès leur sortie de N’Djaména et tout le long du trajet un grand nombre de passagers installés dans les allées séparant les deux rangées des bus obstruant lesdites allées mettant ainsi les passagers dans des conditions inconfortables », soutient Jean-Claude K.
Responsabilités partagées entre différents protagonistes
Romte Florence, quant à elle, indique selon elle, augmenter le prix du transport et embarquer autant de passagers pendant le trajet est injuste. « Personnellement, j’ai effectué des déplacements avec les bus de différentes agences, mais de l’une à l’autre, la pratique est la même. Dépités, les usagers indexent les responsables desdites agences. Sinon comment comprendre que malgré les plaintes, le ras-le-bol de la majorité des passagers, le phénomène persiste » ?, S’est-elle insurgée.
Pour se dédouaner, une agente qui a sollicité l’anonymat, laisse entendre que les plaintes et doléances leur parviennent quotidiennement. Des mises en garde ainsi que des sanctions ont même été prises contre les contrevenants, mais la pratique est têtue. Ce qui veut dire « chasser le mal mais il revient toujours au galop », comme le dit un adage. Ne faudrait-il pas dès lors envisager d’autres stratégies comme solutions, par exemple faire accompagner chaque bus par un agent de contrôle comme cela se fait dans certains pays voisins ? Ceci, pour arrêter ce phénomène afin de mettre les passagers à l’aise lors de leurs déplacements. Et puis, avec cette fâcheuse pratique qui lèse déjà bien de personnes, il ne faut pas omettre les éventuels cas d’accidents de la route. « Si cela arrivait, les passagers pris frauduleusement en chemin ne seront pas pris en charge par l’agence de voyage », disent leurs responsables.
Newingar Minguéngué Jacqueline











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