Coopération

Tchad-African parks : une confiance renouvelée

 Le ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous et le président directeur général d’African Parks, Peter Fearnhead ont signé ce jeudi 2 juillet 2026, les nouveaux accords pour la cogestion des Parcs nationaux de Zoukouma et de Siniaka Minia, de la Réserve naturelle et culturelle de l’Ennedi et du Paysage d’Aouk-Keïta. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat Abakar Rozzi Téguil.

Les nouveaux accords posent les jalons sur quatre axes. Ils renforcent de la gouvernance des aires protégées, qui consacre pleinement le rôle de l’État tchadien dans l’orientation stratégique, le suivi, l’évaluation et le contrôle de la gestion de son patrimoine naturel. La nouvelle conception de la cogestion, est fondée désormais sur une responsabilité véritablement partagée, une meilleure répartition des rôles, des mécanismes de décision plus équilibrés ainsi qu’une gouvernance fondée sur la confiance, la transparence et la redevabilité. L’innovation majeure concerne la gouvernance financière, avec la domiciliation au Tchad d’un compte bancaire dédié à la gestion des ressources du partenariat. Dans le sciage de la décentralisation, les accords ont pris en compte l’ouverture de la gouvernance aux collectivités territoriales à travers la participation des présidents des conseils provinciaux concernés aux Conseils d’administration, en qualité d’observateurs. Cette innovation permettra de rapprocher davantage la gestion des aires protégées des territoires et des populations qui en sont les premiers acteurs et bénéficiaires.

Le président directeur général d’African Parks, Peter Fearnhead, a exprimé sa reconnaissance au président de la République, Maréchal Mahamat idriss Deby Itno pour sa vision en faveur de la conservation du patrimoine naturel tchadien. Il a réitéré l’engagement de l’ONG à poursuivre avec humilité et détermination ce partenariat fondé sur la confiance, le dialogue et une responsabilité partagée envers les générations présentes et futures. Le chef de coopération à la délégation de l’Union européenne au Tchad, Karl Ravert a salué l’étape franchie en faveur de la conservation de la biodiversité. Selon lui, l’Union européenne à travers son financement milite pour une économie verte pour un développement durable. Il a cependant souligné que dans le contexte actuel où les ressources se rarifient, il faut identifier des mécanismes innovants de financement pour la conservation des aires protégées.

Un engagement plus inclusif

Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous a relevé que ces accords dépassent largement le cadre d’un partenariat technique. Ils traduisent selon lui, une vision du gouvernement de faire des aires protégées des espaces de conservation exemplaire, mais également des territoires de développement durable, de résilience climatique, de croissance verte et de prospérité partagée. « Les nouveaux accords consacrent également le renforcement de la dimension touristique des aires protégées. Au-delà de leur vocation écologique, nos parcs nationaux et réserves naturelles deviennent désormais de véritables pôles d’écotourisme, de création d’emplois, de développement économique local et de valorisation du patrimoine naturel et culturel du Tchad. Ils renforcent par ailleurs les exigences de transparence et de reddition des comptes d’African Parks Network, à travers des mécanismes de suivi, d’évaluation et de reporting plus exigeants, garantissant une meilleure gouvernance du partenariat », soutient le ministre.

A travers les nouveaux engagements, les communautés riveraines sont placées au cœur de l’action publique. Car, estime-t-il, une conservation durable ne peut réussir sans l’adhésion des populations.

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ATPE

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