Walia Goumna/Ph Abdallah Youwa

9ème arrondissement : Les populations se battent contre la montée des eaux

Les quartiers du 9ème arrondissement font face à la montée du niveau des fleuves Logone et Chari. A Walia Goumna, Dingangali, Ngonba, etc., certaines concessions sont déjà dans l’eau. C’est dans ce contexte que des alertes sont lancées et des initiatives communautaires prennent corps pour épargner les habitations.

Sacs vides, pelles, pioches, tout le monde est mobilisé ici à Walia Goumna derrière l’ex hôtel 3 AS. Ils construisent des digues de fortune pour barrer la route à l’eau qui ne fait que monter depuis trois jours. A l’arrivée de la ministre en charge de l’Urbanisme pour constater la situation, la tension monte d’un cran. « C’est depuis trois jours qu’on veille jour et nuit », lance un des habitants tout furieux. Un peu plus tôt dans la matinée, un réseau de jeunes est passé pour appuyer les populations avec des sacs vides. Plus, l’on entre en profondeur des quartiers, plus la situation est alarmante. Une partie est carrément isolée. C’est grâce aux jeunes volontaires du quartier qu’un passage est créé pour désenclaver la population.

A Dingangali, une digue a cédé la nuit. Ce qui, selon les témoins, a favorisé une mobilisation de la population toute la nuit afin de la refermer. Certains côtés de la digue par mesure de prévention sont renforcés. Les jeunes volontaires sont très remontés contre les responsables communaux. « Nous sommes abandonnés. Et depuis qu’on a commencé à travailler pour empêcher l’eau de nous inonder, la mairie a brillé par son absence. Même pas une benne de terre », décrie un jeune. La situation est identique à Ngonba où certaines familles se retrouvent déjà sans abris.

Dingangali/Ph Abdallah Youwa

Dans tous ces quartiers, il y a des équipes de veille qui se relais toute la nuit. Selon les habitants, c’est souvent la nuit que l’eau monte rapidement. Si chaque année l’eau des fleuves monte en cette période, la crue de cette année est un peu exceptionnelle comme le témoin un ancien. « Depuis que je suis dans ce quartier, c’est en 2012 que l’eau a autant menacée », raconte-t-il. Les populations estiment que les autorités sont restées insensibles depuis que les alertes sont lancées à travers les médias et réseaux sociaux.

 

 

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