Accès à l’eau : le Tchad face aux défis des conflits

La communauté Internationale célébré aujourd’hui  22 mars la Journée Mondiale de l’Eau sous le thème « l’eau pour la paix ». Cette  journée attire l’attention sur l’importance de l’eau mais surtout, met l’accent sur la gestion durable des ressources halieutiques dans un contexte marqué par le changement climatique.

Trois messages clés sont diffusés par les Nations unies cette année à travers ce thème. L’eau peut être source de paix ou de conflit. Lorsque l’eau est rare ou polluée, ou que certains se battent pour y avoir accès, les tensions peuvent s’accroître. Au Tchad, avec la raréfaction des ressources en eau et l’accentuation des activités agro-sylvo-pastorales, plusieurs conflits sont enregistrés. Ces affrontements causent des pertes en vies humaines et matérielles considérables exacerbant ainsi la pauvreté dans les zones fragiles. C’est pourquoi,  les partenaires soutiennent une coopération dans ce domaine afin d’harmoniser les besoins en eau de toutes les parties prenantes et contribuer à une stabilisation.

La prospérité et la paix dépendent de l’eau. Alors que les nations sont tenues de gérer les changements climatiques, les migrations massives et les troubles politiques, elles doivent placer la coopération dans le domaine de l’eau au cœur de leurs plans. Le Tchad est confronté depuis des décennies à ce problème suite à l’afflux des réfugiés et retournés venant du Nigéria, de la Centrafrique et actuellement du Soudan. Toutes les zones qui accueillent ces personnes sont réputées fragiles face aux changements climatiques. Au sud par exemple, la pression sur les ressources en eau engendrent souvent des conflits entre les populations hôtes et les réfugiés. Les mécanismes de résolution ont parfois montré leurs limites.

L’eau peut nous aider à sortir de la crise. L’application des conventions des Nations unies sur l’eau au niveau local se présente comme l’une des solutions pour un accès équitable afin de limiter les conflits.

Dans sa déclaration à cette occasion, le ministre de l’Eau de l’Assainissement, Passale Kanabe Marcelin a dans cette logique soutenu que « nous devons faire tous, chacun en ce qui est de notre pouvoir et possibilité, pour que l’eau potable pour tous dans nos villes et villages, dans nos ferriques et hameaux ne soit pas source de conflit mais contribue plutôt à la stabilité et à la concorde nationale, gage du progrès social et économique pour notre pays ».

La communauté internationale s’est engagée à atteindre l’Objectif de Développement Durable ODD n°6 d’ici 2030, à savoir que chacun ait accès à l’eau et à des services d’assainissement hygiéniques. Le Tchad a souscrit  à l’effet de pouvoir atteindre ces objectifs pour un taux d’accès à 80 % pour l’eau potable et à 60 % pour l’assainissement.

C’est suite à l’Assemblée Générale de 1992 et conformément au chapitre 18  de l’Agenda 21 du Sommet de Rio en 1992, que les Nations Unies ont adopté la résolution A/RES/47/93, déclarant le 22 mars 1993, la première Journée Mondiale de l’Eau.

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