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Conférence des gouverneurs : La justice et le respect des valeurs au cœur des interventions

Au deuxième jour, les participants entrent dans le vif des sujets de leur rencontre. Quatre thématiques sont développées par les experts pour une bonne mise en œuvre de la feuille de route du DNIS.

« Les résolutions et recommandations du DNIS », premier thème présenté par le secrétaire général de la présidence de la République, Dr Gali Ngothé Gatta. Jugeant que ces décisions sont bien connues des gouverneurs, il s’est beaucoup plus appesanti sur les méthodes et aptitudes dont il faut faire preuve pour contribuer au retour à l’ordre constitutionnel. Il y a 15 résolutions et 244 recommandations au total, dit-il.

Dans leur circonscription, chaque gouverneur est censé être les oreilles, les yeux et la bouche du chef de l’État qu’ils représentent. Ils ne doivent être ni commerçants, ni agriculteurs ni éleveurs, pour éviter d’être juges et parties. « Le bon gouverneur est celui dont le comportement est en phase avec la loi. Il incarne l’État et l’autorité. Or la justice est faite des lois écrites par les hommes pour les hommes. Imposer la loi et des signes de la loi. D’où nous vient le non-respect de la loi? » Le villagisme et le communautarisme sont un handicap pour le développement du pays, souligne-t-il.

« Le rôle des autorités provinciales dans la mise en œuvre de la feuille de route du gouvernement d’union nationale », par le conseiller technique à la présidence, Dr Issa Doubragne. Le premier exposant a évoqué l’essentiel de ce que devrait dire second orateur. Ainsi des éléments de complément sont apportés par rapport à l’importance de la communication fonctionnelle ou le rapportage. Les gouverneurs veuillent sur la feuille de route dans les provinces. Ils peuvent coordonner avec les experts sectoriels et les délégués pour la réussite de la mise en œuvre.

Les obstacles à l’unité

Le ministre Mahamat Ahmat Choukou a quant à lui fait un exposé sur le thème  » l’administration territoriale, base de la refondation de l’État ». Après avoir rappelé les contours de la déconcentration et la décentralisation, il est rappelé aux gouverneurs qu’ils seront des pièces maîtresses dans l’organisation du référendum.

« La prédominance du communautarisme et le repli identitaire : causes, conséquences et solutions » est le dernier thème présenté. Mbété Félix, l’exposant indique que la fièvre de l’affirmation ethnique a gagné tout le pays. En cause, les préjugés, l’ignorance, les liens sociaux primaires, la dialectique du maître et de l’esclavage, la peur des autorités ainsi que la misère. Les conséquences sont entre autres l’enfermement des groupes, la mafia, le rabougrissement du leadership. En termes de perspectives, il faut de l’emploi pour tous, l’accès à la santé, à l’éducation, à l’alimentation et la nutrition, la culture notamment. Comme pistes de solutions, la diversité culturelle est un atout pour le développement. Pour finir le sociologue martèle qu’il faut arrêter de saucissonner les localités. « Le leadership par procuration ne paie pas. Le pouvoir peut être délégué et non le leadership» peut-on retenir de cette riche présentation.

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