Mariage forcé : Une pratique préjudiciable

Le mariage forcé se pratique dans certaines communautés au vu de la loi de la République. Mais, cette pratique est peu appréciée à cause de ses conséquences dans les foyers. Rencontrées à ce sujet, certaines survivantes s’expriment dans l’anonymat aux colonnes de L’Info-Tchad.

Le mariage comme le défini Larousse est l’union légitime de deux personnes qui s’aiment dans les conditions prévues par la loi du mariage. Malgré cette définition, le droit de se marier librement avec celui ou celle qu’on aime est cause de beaucoup de conflit que rencontre les jeunes  dans la société. Il s’agit de mariage forcé où la famille impose le mariage à son enfant. Ce mariage touche principalement les filles, et ou dans une moindre mesure les garçons à cause des traditions et par intérêt économique. A ce propos, Fannie Mahamat a vécu cette situation d’injustice pour ne pas se marier avec son partenaire qu’elle aime : « Moi, j’ai 25 ans, mais mes parents m’ont obligé à me marier avec un homme qui a 3 femmes  que je ne connais même  pas, je suis obligée de me marier pour le respect de mon père, mais je vis un enfer avec lui, je suis obligée de m’enfuir, mais en vain, puisque je ne connais personne en ville, on dirait que je suis en prison et non au foyer. Il me bat chaque jour pour des raisons que  je ne voulais pas m’offrir à lui. Pourtant j’ai un copain qu’on s’était prévu pour nous marier après ses études », se lamente-t-elle.

Zakaria Brahim  n’est pas du reste. Il s’est exprimé en ces termes : Le fait de forcer, ou obliger son enfant à se marier avec un inconnu, ou contre son gré n’est pas du tout bon. Il voit en ce mariage forcé, la violence conjugale, déscolarisation et l’infidélité, pour ne citer que ceux-là. « Je suis victime de ce mariage forcé que jusqu’à là je m’en sort difficilement depuis 4 ans. Entre-temps, j’étais étudiant et maintenant j’ai eu un travail que je voulais l’épouser, mais à ma grande surprise ma mère s’est opposée à notre union, sous contexte qu’elle a déjà choisi  une fille de sa copine pour moi. Pourtant, je n’ai pas vue cette fille. Pour ne pas la désobéir, je suis obligé de sacrifier mon amour pour me marier avec cette dernière, mais après le mariage, je suis dans de problèmes, puisque je ne peux  pas rester avec elle. En plus, ma copine m’a abandonné, je ne sais quoi faire, car les lieux de boissons sont devenus mon cage de refuse à la qu’elle, je me sens en paix avec moi-même ».

Le mariage forcé porte atteinte a de nombreux droits humains. En premier ligne, le libre choix du partenaire est bafouiller, car le gouvernement a aussi son rôle à jouer en renforçant sa politique de promotion et en étant moins flegmatique dans l’application des conventions relatives aux droits des filles mieux encore en intégrant d’avantage les femmes dans la vie publique et politique pour faire entendre leur voix.

Achta Ahmat Ngaralbaye (stagiaire)

À propos de ATPE

Vérifier aussi

Communication: le ministre Boukar Michel prend contact avec le personnel

Le ministre des Communications, de l’Economie numérique et de la Digitalisation de l’administration  Boukar Michel …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *